mercredi 7 mars 2018

Riga - Jour 4 - Partie 1 - Du vert...

Le quatrième jour de mon voyage, c'est le jour que j'avais réservé pour faire une petite escapade en dehors de la ville. Bon j'en ai déjà fait une petite la veille, mais cette fois ci vous allez voir, on va carrément changer de décor!
C'est Lundi aujourd'hui et mon hôte, Elina, ne travaille pas. J'imagine qu'elle aimerait se reposer un peu mais elle va quand même me chercher un cheesecake à la boulangerie tout en me préparant un délicieux thé maison au gout citronné. C'est vraiment une très bonne hôtesse!


Quand à moi, je n'ai pas de temps à perdre: j'ai une journée chargée et mon train part à 9h03!
J'arrive à l'avance à la gare, mais le train est déjà là qui m'attend.
C'est un bon vieux train bien solide et très bien entretenu. 2€30 le ticket pour aller jusqu'à Kemeri...


Nous voilà partis pour 1 heure de trajet, à travers la campagne lettone...
Les contrôleurs passent dans le wagon après chaque arrêt pour vérifier les billets des nouveaux arrivants. Ils doivent être très physionomistes, pour ne pas se tromper et demander deux fois à la même personne!


Mais nous voici arrivés à destination: la gare de Kemeri.
Il s'agit d'un parc national qui a été constitué autour d'un petit village de pêcheur, et où se trouvait même il y a 100 ans une station thermale réputée.
Mais pour pouvoir se balader facilement, mieux vaut louer un vélo à l'atelier qui se trouve dans la petite gare. Le vieux monsieur qui s'occupe de la location est un peu débordé car il a tout un car de touristes allemands qui viennent de débarquer à la recherche d'un vélo à louer.
Il me demande donc d'attendre "fünf minuten bitte".


Mon vélo du jour est un peu rouillé sur les bords mais ça ira. de toute façon, j'ai l'impression que tous les vélos de la boutique sont plus ou moins dans cet état!
Pour me balader, j'avais trouvé un plan sur internet avec un itinéraire à suivre dans le parc, histoire de ne pas aller à l'aveuglette.
Le plan est dans la poche? On y va alors...



Tout d'abord, direction le petit village de pêcheurs tout proche.
Sur la route, je croise des gars en chaise roulante, employés par la maréchaussée pour régler la circulation. C'est quand même un peu dangereux, non?


Les nuages qui menaçaient ce matin ont peu à peu disparu. J'ai bien fait de ne pas prendre mon parapluie. Par contre mon gilet me sera bien utile car pour tout dire il ne fait pas très chaud!
Le trajet parcourt les larges rues du village, déjà bordées de petites maisons de bois colorées. Le genre de maison où tout le monde rêverait de vivre un jour...


Nous passons maintenant à côté d'un "champ de boue", où l'on récupérait jadis la boue des marais pour en faire des bains pour les curistes de la station thermale.
C'est vrai que ça sent légèrement l’œuf pourri de ce côté, mais il y a aussi des moustiques... aïe! Sale bête! Y'en a un qui m'a piqué!


Le bâtiment au loin c'est l'établissement où la boue était récupérée et traitée pour être utilisée.
Le premier bain de boue a ouvert à Kemeri à la fin du 19ème siècle mais tous les bains ont fermés à la seconde guerre mondiale...


Il ne subsiste donc plus que le souvenir de la grandeur passée de cette station thermale, par exemple le joli parc ombragé dans lequel nous sommes maintenant. Certains des pavillons installés pour divertir la haute société des années 30 tombent en ruine, mais il subsiste encore la petite source d'eau thermale...


...où l'on peut encore gratuitement remplir sa gourde de l'eau chaude aux odeurs de soufre qui s'échappe de la bouche du lézard. Je ne me fais donc pas prier...


Reprenons la route, qui nous mène vers un endroit bien étrange: cet ancien immeuble sur le point d'être démoli, et couvert de graffitis. Je me demande bien ce que ça devait être, on dirait qu'il est perché sur des échasses de béton.


Il y a des gens qui aiment visiter ce genre d'endroit. Ça s'appelle de l'Urbex, pour exploration urbaine: visiter des lieux abandonnés, la plupart du temps interdits au public.
J'irais bien y jeter un œil de plus près mais à vrai dire je manque un peu de courage: imaginez que le bâtiment s'effondre alors que je suis à l'intérieur?


Je préfère reprendre mon vélo et retourner dans la forêt du parc national...
Je fait un arrêt à la maison à l'entrée, ancien restaurant et où se trouve maintenant le centre d'information du parc, histoire de récupérer un plan ou quelque-chose.


Et là, coïncidence étrange, il se trouve que l'employé du centre d'information est un jeune... français! Il m'explique qu'il est étudiant dans le Gers et qu'il est ici dans le cadre d'un stage d'été avec son école. Il ne parle pas un mot de letton, mais arrive quand même à rendre service dans ce point d'information car la plupart des lettons parlent bien anglais.


Il me conseille d'aller voir les tourbières qui se trouvent au nord du parc. C'est un peu loin, mais ça a l'air très bien. Je vais donc changer un peu mon planning de la journée... mais il va falloir me dépêcher, parce que je n'ai réservé mon vélo que jusqu'à 13h30 et il est déjà... 11h!


Alors on se dépêche: on passe devant l'ancien sanatorium, qui est sur le point d'être rénové. Qui sait? Peut être qu'un jour il ré-ouvrira et Kemeri sera a nouveau connu pour ses eaux thermales?


Je traverse en vitesse le parc de tout à l'heure, avec son vieux square qui mériterait lui aussi quelques rénovations...


La petite église russe orthodoxe, elle, parait toute neuve. On voit que les russes ont de l'argent...


Je prends quand même le temps de poursuivre ma visite du village et de ses jolies maisons de bois. Mais je ne retrouve pas celles qui me sont conseillées par mon plan.
Je crois qu'il est temps de filer direct à la gare, car le "Bog trail" que m'avait conseillé le jeune du centre d'info, est de l'autre côté...
J'espère que cela n'est pas trop loin...


Heu... bin... oui c'est un peu loin. Et en plus ça monte! Mais il faut que je persévère. Allez courage! Ça semble interminable, mais je finis pas arriver au départ du sentier.
Il est... 13 heure!


Bon alors il va falloir que je me dépêche un peu. Je cours pour arriver au début du chemin de bois qui "enjambe" la tourbière...


En fait, il suffit de suivre le chemin de ces planches qui circulent au milieu des tourbes, des arbres et des petits ruisseaux, à perte de vue...
C'est vrai que c'est assez beau, et très photogénique...


Il faut suivre le chemin de planches, pas question de mettre un pied à terre tourbe.
Il y a deux chemins tracés: un de 1.5 km et un autre de 3.5 km. Malheureusement je n'aurais pas le temps de faire le plus long, même si c'est très mal indiqué.
Je n'aurais même pas le temps d'aller jusqu'à la tour d'observation que j'aperçois au loin. Tant pis.
J'ai un peu de mal quand même à trouver la sortie, mais il va falloir se décider à partir, le temps passe...


Je récupère mon vélo à 13h30. Bon là c'est sûr, je vais avoir du retard pour la location. Mais le trajet retour sera plus rapide, car ça descend un peu...


Tiens, je n'avais pas remarqué à l'aller que la route longeait un cimetière. Un de ces cimetières letton construit en plein milieu d'une forêt, entouré de grands arbres et d'une végétation luxuriante...
Ça mérite bien quelque photos.


Je finis par rendre mon vélo avec 1/4 d'heure en retard, mais le vieux monsieur ne m'en tient pas rigueur et ne me fait pas payer de supplément. Je m'en vais donc prendre mon ticket de train en n'oubliant pas de lui dire 'Paldies'... ça veut dire merci en letton.

Nous n'allons pas prendre le train pour rentrer à Riga, car notre journée d'excursion hors de la capitale n'est pas terminée.
Mais vous allez voir que nous allons totalement changer d'ambiance... et de couleur!

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire