Music in the sky

samedi 9 avril 2016

Love and peace and Christiana

Déjà la dernière matinée à Copenhague et il y a plein de choses que je n'ai pas visitées (et que je ne pourrais pas non plus visiter de toute façon).
Néanmoins, quelques heures ce sera suffisant pour que nous allions faire un tour dans un quartier dans lequel nous n'avons pas encore mis les pieds...
Alors on se dépêche de faire son sac, on avale son dernier roulé à la cannelle, et on prend le métro jusqu'au centre ville, et après quelques minutes nous voilà de l'autre côté de l'estuaire, à Christianshavn!



Nous avions déjà traversé ce quartier lors de notre croisière, et j'avais remarqué son atmosphère tranquille et simple, avec les petits bateaux accrochés aux quais du canal...
D'ailleurs Christianshavn ça veut dire "le port de Christian" en l'honneur du roi Christian IV qui le fit construire en 1648.
Tiens vous avez vu? Une méduse...



Nous avons deux ultimes visites à faire dans Christianshavn. La première sera la visite de l'église Saint Sauveur (Vor Frelsers Kirke). C'est vrai qu'à part la cathédrale de Roskilde, nous n'avons pas beaucoup visité d'églises à Copenhague. De l'extérieur elle n'a pas l'air tellement extraordinaire cette église...


...mais levez un peu la tête: vous voyez le clocher? La flèche a l'air vraiment originale, et regardez bien le genre de colimaçon qui l'entoure. Et oui il y a bien un escalier extérieur, et figurez vous que c'est exactement là que nous allons!


 La flèche du clocher de cette église, je l'ai déjà repérée plusieurs fois depuis les différents points d'observation du week end (Rundetarn, la tour du château de Christiansborg...). Je paye à la boutique de souvenirs (où ils vendent même des Tshirts à l'effigie de la tour) et l'ascension commence.


Pour l'instant nous sommes encore à l'intérieur de la tour, et nous pouvons admirer le mécanisme de l'horloge qui permet de faire sonner les cloches. Pour sûr il est d'époque, tout comme les toiles d'araignée!
Des avertisseurs lumineux sont là pour avertir les visiteurs en cas de sonnerie imminente, afin que ceux ci puissent se mettre à l'abri et éviter de devenir sourds (ce serait bête).


Après une loongue montée, j'arrive exténué à l'air libre, sur la rambarde qui fait le tour de la flèche. Pas ou peu de protection, et pas non plus beaucoup de place. Heureusement qu'il n'y a pas beaucoup de touristes!
Déjà une superbe vue sur toute la ville avec un petit brin de soleil... oui avec des nuages aussi, mais au Danemark c'est comme ça l'un ne va pas sans l'autre.


 Je reconnais plein de monuments déjà visités: le Borsen, la Rundetarn, la tour du château de Christiansborg, et de l'autre côté le palais Amalienborg et un bout de Nyhavn. La petite sirène est trop loin mais avec un bon zoom...


 Mais l'ascension n'est pas terminée: il reste le petit escalier en colimaçon qui monte tout en haut tout en haut de la flèche(150 marches), et qui diminue de largeur jusqu'à devenir trop étroit pour mon gros ventre.
Les quelques autres touristes font comme moi: ils avancent prudemment en se tenant fermement à la rambarde par peur du précipice... c'est une question de réflexe.


Il faut avoir confiance en cette vieille tour de ferraille pour monter jusqu'ici. Vraiment impressionnant!
Jules Vernes serait venu ici, car il a cité l'église dans son roman "Voyage au centre de la terre" où les héros grimpent en haut de la flèche pour se donner des "leçons d'abîme".

Alors, vous êtes prêts pour une leçon d'abîme?
(Attention: Ne regardez pas la photo suivante si vous souffrez de vertige):

Trop tard!

Il ne nous reste plus qu'à redescendre sur le plancher des vaches... On va quand même faire un petit tour dans l'église, qui est de style baroque et fut terminée en 1752.
Construite par le roi Christian V, on voit que celui a voulu en mettre plein la vue, set on reconnait bien le style baroque, ce qui est étonnant pour une église protestante.


Le baptistère est notamment très beau: entouré de dorures et d'angelots de marbre qui prennent chacun une posture différente.


 Avant de sortir, un petit coup d’œil sur la sculpture d'éléphant à la base de l'orgue: si vous vous rappelez bien l'ordre de l'éléphant est celui des rois du Danemark...


Un petit détour par la poste pour envoyer quelques cartes postales et nous repartons dans les rues de Chritianshavn. Nous n'allons en fait pas bien loin, à juste 2 pâtés de maison, mais nous allons également très loin puisque nous allons carrément... sortir du pays!


Des murs peints de paysages fluo, pas de doute nous sommes à Christiana.
Dans les années 70, les anciens entrepôts militaires laissés à l'abandon ont été squattés par une poignée de hippies qui au fur et à mesures des années ont réussi à y fonder une communauté indépendante et à obtenir une certaine autonomie par rapport au pouvoir en place. On peut même parler carrément d'une 'république' de Christiana. Ils ont leur drapeau, leurs règles, leurs lois. La police n'entre que si elle est conviée...

 La frontière entre Christiana et l'union européenne

L'enclave n'est pas très grande (34 hectares) et dénombrait 1000 habitants en 2011. Les voitures sont interdites, les bâtiments taggés et comme nous le verrons il y a encore pas mal de verdure...
Apparemment il est possible de supporter la communauté en achetant une action.



Il y a plusieurs règles à respecter: il est interdit de camper, d'introduire des armes... Aucune violence n'est tolérée.
Par contre pour ce qui est du cannabis... pas de doute on peut faire ce qu'on veut!
Bon je ne pourrais pas vous le prouver parce que bien sûr les photos sont interdites sur la place centrale, où il y a des petites stands qui vendent les ustensiles et la matière première. Et d'ailleurs un grand black me le fera méchamment remarquer en apercevant mon appareil accroché à mon cou.


Et ça sent d'ailleurs le haschich à plein nez! Il y a des gars qui fument dans tous les coins. Certains ont l'air louche mais on voit quelques jeunes danois qui viennent prendre leur pause 'déjeuner' ici avant de repartir travailler...



Par contre comme l'indique le panneau ci dessus les drogues dures sont strictement interdites: toute personne surprise avec de la cocaïne se retrouvera exclue de Christiana pour 3 ans.
Il y a également une vie culturelle: apparemment il y a un festival de musique le soir venu, d'après l'estrade qui se trouve au centre de la place...


Bon, mis à part tous ces gars qui se roulent leur joint et les commerçants, on ne sent pas franchement le flower power dans les parages...
Pas mal de bâtiments ont l'air vétustes, mais d'autres sont réhabilités. Il y a une église, une école. Les gens habitent dans de vieilles maisons militaires, et dans les hangars il y a plein de trucs récupérés pour être transformés par des artistes du coin...


Je m'éloigne encore un peu plus du centre... Je passe devant un genre de petite épicerie avec en face des petit vieux du coin qui discutent tranquilou... en fumant de l'herbe.
Je continue sur le chemin de terre. Se succèdent alors de jolies maisons de campagne en bois, avec de verdoyants jardins que leurs propriétaires sont en train d'embêlir.
On se croirait vraiment à la campagne, vous ne trouvez pas?


On s'y croirait encore plus quand on arrive au bord du fleuve, avec ce petit chemin qui le longe. J'aperçois au milieu des roseaux quelques rares maisons aux formes plus ou moins originales.
On n'imaginerait pas être à 10 minutes du centre ville, non?


Voilà notre visite de Christiana s'achève presque...
Oui, je vous vois venir: je sais quelle question vous vous posez depuis quelques paragraphes.
Vous voulez savoir si j'ai profité de ma visite à Christiana pour... fumer un peu?
Bin non je ne suis pas consommateur... pas besoin de ça pour être cool. Je suis juste allé m'asseoir un moment au bar de Christiana pour boire un jus d'orange pressé.
Pas longtemps, parce qu'au milieu de tous ces fumeurs et fumeuses venus se "relaxer" pendant leur pose déjeuner, je me sens pas vraiment à ma place. J'ai même hâte de partir d'ici.


Je suis dans les temps avec mon planning. Assez pour faire à pied le chemin qui me mène à la place de l’Hôtel de ville: traverser le canal, traverser le pont qui enjambe l'estuaire, passer devant le Borsen, bifurquer vers le musée Glyptotek, longer le parc du Tivoli...
Au restaurant du palace devant l'Hôtel de ville, je vois qu'ils font du smorrebrod, ces genres de tartines danoises que j'avais déjà gouttées.
Mon déjeuner sera donc composé de tartines de hareng, cuisiné de 3 façons différentes: avec des câpres, sauce au curry ou au vinaigre...


Je quitte Copenhague dans quelques heures, mais j'ai encore le temps de visiter un dernier bâtiment, devant lequel je suis passé plusieurs fois d'ailleurs sans jamais m'arrêter: le Radhuset (l'Hôtel de ville).
Édifié en 1905, il a vraiment une architecture spéciale, avec une grande salle intérieure sous verrière, et des éléments qui rappellent le moyen age ou la renaissance.


A droite en entrant il y a une salle exposant l'horloge astronomique de Jens Olsen.
Cet horloger a mis presque 30 ans pour la réaliser, et plusieurs années ne serait ce que pour déterminer son fonctionnement. En plus de donner l'heure, elle fait calendrier et indique les éclipses de lune et de soleil, la position des planètes dans le système solaire, etc... Et bien sûr elle peut rester des années sans être remontée.
Jens Olsen ne vit jamais son œuvre achevée puisqu'il mourut peu de temps avant sa mise en route en 1955.

Bon, je crois justement qu'il est l'heure... l'heure d'aller prendre mon bus, récupérer mon sac à l'appartement, échanger quelques mots avec mon hôte, Esben, puis filer vers l'aéroport!


La file d'attente au contrôle de sécurité à l'embarquement fut la plus longue que j'ai jamais connue... mais me voilà revenu de mon voyage dans la capitale danoise.
Finalement j'ai bien aimé Copenhague. Je regrette peut être même de ne pas y avoir passé plus de temps... on verra ça dans la conclusion du voyage!

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