Music in the sky

vendredi 2 juin 2017

Lisbonne - Jour 5 - Partie 1 - Le palais de Calouste

Dernier jour à Lisbonne...
Ma valise est presque prête mais je dois y faire entrer la bouteille de Ginjinha que Florence a achetée et qu'elle ne peut pas emporter avec elle dans l'avion (elle n'a pas de bagage en soute). En poussant un peu ça finit par rentrer.
Joao, notre propriétaire, est passé récupérer les clés et discuter un instant de nos impressions.
On file laisser nos bagages à la consigne de la gare du Rossio, et c'est parti pour une dernière demi journée de découvertes!


Oui bon, avant il nous faut trouver un endroit pour petit déjeuner...
On est un peu brouillons aujourd'hui: tout d'abord on choisit un premier snack, et puis on se ravise et on va à une pâtisserie, mais les serveuses sont elles aussi un peu débordées, oublient la moitié de notre commande et mettent 10 minutes à nous servir...
Enfin voilà, le petit déjeuner étant avalé, et le soleil étant déjà bien haut dans le ciel, nous prenons le métro (en manquant de se tromper de sens)pour nous rendre au musée Calouste Gulbenkian, qui est entouré d'un sympathique jardin, plein d'arbres et de fraicheur...


Voilà le bâtiment de béton du musée.
Plutôt moche le bâtiment, mais ça n'empêche pas un couple de canards et leurs mignons petits canetons de s’ébattre dans la petite mare devant l'entrée...


 Calouste Gulbenkian (1869-1955) est un homme d'affaire arménien ayant fait fortune dans le pétrole. Pendant la seconde guerre mondiale, il vint se réfugier au Portugal et tomba amoureux du pays. C'était surtout un grand amateur d'Art et à sa mort il légua sa collection au pays, à condition que celle-ci soit réunie dans un seul et même lieu, où nous nous trouvons donc.


Aujourd'hui l'entrée est gratuite, mais ça va il n'y a pas trop de monde.
Comme nous allons le voir, la collection est hétéroclite: ça va des antiquités égyptiennes en passant par les tapis d'orient, Louis XIV, les vases chinois et les impressionnistes...


La première salle est dédiée aux antiquités égyptiennes, avec notamment ce masque mortuaire en argent doré...


Calouste Gulbenkian était surnommé "monsieur 5%", car il avait cédé ses droits concernant le commerce du pétrole à un consortium irakien en échange de 5% des bénéfices: de quoi devenir milliardaire sans lever le petit doigt!


La collection de pièces de monnaie est assez fournie. Il y a notamment cette caisse entière de pièces frappées de la figure d'Alexandre le Grand, et qui n'étaient pas destinées à être utilisées comme pièce de monnaie mais plutôt comme récompenses.


Nous faisons un bond dans le temps, de l'antiquité à l'Art islamique et persan.
Arménien d'origine, mr Gulbenkian s'est donc tout naturellement intéressé à l'histoire et l'Art oriental: céramiques, habits, statuettes, enluminures...


... et tout particulièrement les tapis persans. J'aime beaucoup celui là avec toutes ses fleurs. Il y en a également un autre représentant des monstres marins...


Je suis assez impressionné par ces vases en verre. C'est rare de voir des pièces de verre aussi bien conservées, et aussi délicates...


Tiens des azulejos! Mais ceux-ci sont mauresques: ce serait en effet les maures qui auraient introduit la faïence en Espagne et au Portugal.



L'ensemble des vases chinois est assez impressionnant. Quand je vois ce genre de vase ça me fait toujours penser à Tintin et le Lotus Bleu...


Il y a même une partie consacrée au Japon, avec ces boites à bento laquées et dorées, qui montrent que les bentos (coffret repas pour ceux qui ne connaissent pas) font partie du quotidien des japonais depuis bien longtemps...
Je trouve celle là superbe. Je voudrais bien la même!


Mettons cap à l'ouest vers le moyen age. Tout d'abord avec un certain nombre d'objets en ivoire du XIVème siècle, comme ce diptyque français qui raconte la vie de Jésus...


Parfois, sans qu'une œuvre soit particulièrement connue, et sans même savoir le nom de l'artiste, un tableau m'interpelle. Comme le regard complice de cette jeune demoiselle, qui semble vouloir me dire quelque chose...


Je me rappelle que lorsque j'étais venu visiter ce musée il y a 10 ans (lors de mon premier voyage à Lisbonne), j'avais prise en photo cette assiette que je trouvais étrange: les deux amoureux, pas franchement très beaux, semblent sur le point de s'embrasser, mais font une drôle de gueule...


Salle suivante: les arts décoratifs de la Renaissance.
J'aime bien ces immenses tapisseries qui mettent en scène des chérubins qui dansent, pêchent ou grimpent aux arbres pour y attraper des fruits.


 La scène est pleine de mouvements et  d'humour: l'un des enfants, tel le Manneken Pis, fait pipi sur un autre, puis un angelot maladroit vide un carcan de flèches sur la tête de son copain...


Tiens... ce nez me rappelle quelqu'un... sa majesté le Roi Soleil!
Il introduit tout un ensemble de mobilier français du XVIIème... bon les meubles c'est pas vraiment mon truc.


Tic tac Tic tac... en approchant l'oreille on s’aperçoit que cette étrange horloge sous forme de globe marche encore. Et oui c'est midi passé.


Mais nous n'avons pas encore tout vu: une salle dédiée à des objets d'argenterie sculptés avec une minutie incroyable. Regardez cette anguille qui tente d'attraper ce petit poisson avec son bec. Ces pièces étaient posées sur la table pour la décorer lors du diner et faire patienter les convives...


Nous arrivons bientôt dans les dernières salles, qui contiennent tout d'abord les peintures, dont des œuvres de Rembrandt, Fragonard, Quentin de La Tour...
Poussez vous mesdames, laissez moi prendre en photo ce tableau de Turner!


La mer englouti des navires et les fait s'échouer contre des rochers... On dirait un démon déchainé en train de dévorer sa proie...
C'est pas le moment de dormir, mesdemoiselles!


La dernière salle est consacrée aux bijoux Lalique. Et là aussi on en prend plein les yeux: fleurs, serpents, coq... la folle inspiration de ce génie de la joaillerie, c'est une sacré découverte.


Voilà c'est terminé. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve qu'il y avait de sacrées œuvres et surtout intéressantes dans leur diversité. Plutôt que de se spécialiser dans tel ou tel type d’œuvre d'art, mr Gulbenkian semblait sélectionner ce qu'il y avait de mieux dans chaque courant...
1000 œuvres sont exposées, mais il y en aurait 6000 en tout.


Florence et Frédéric m'attendent déjà dehors (bien sûr). A la cafétéria du musée où ils boivent un café. Mais pas question de déjeuner là même si la vue sur le parc est sympa.
Nous voici repartis... Nous décidons de ne pas reprendre le métro et de retourner plutôt au centre ville en marchant (et en essayant de ne pas se perdre).


Mais en fait pas moyen de se perdre, car nous voici dans le parc Eduardo VII, qui est le prolongement d'une avenue qui mène tout droit au Baixa.  Avec une superbe perspective tout en descente. Tenez regardez:


Je crois qu'il doit y avoir un match de foot ce soir, car ils commencent à dresser des stands et des estrades dans le parc, et d'ailleurs on croise des supporters aux couleurs du Benfica.
Il commence à faire très chaud... on prend un rafraichissement en route à un jeune qui vend de la limonade fraichement pressée, et on tente de se réfugier à l'ombre des arbres...


On a finalement mangé sous le parasol des tables d'un petit kiosque bien sympa, avec de la bonne musique, de la salade à la Feta et tout et tout... mais je n'ai pas pris de photos désolé.
Nous repartons vers le centre ville avec une mission: aller au café Brasileira boire l'un des meilleurs cafés de la ville. C'est une exigence de Fred, qui avait repéré ce café depuis des jours...


Et comme c'est l'anniversaire de Fred aujourd'hui, on ne peut rien lui refuser!
On va commencer par se tromper d'endroit, en confondant le café Brasileira avec la pâtisserie du petit déjeuner de ce matin (qui s'appelle Brasileria). Mais bon... j'ai pris les choses en main et nous voici accoudés au comptoir à ce café datant de 1905 et qui importe son café directement du Brésil.


C'est vrai qu'il est bon ce café! Surtout accompagné de 2 délicieux Pasteis de Nata... les derniers du séjour c'est promis.
Bon, il est temps de se motiver et de quitter Lisbonne, histoire de ne pas rater notre avion. Nous quittons Florence (qui ne prend pas le même vol que nous) à l'aéroport et nous embarquons pour Paris avec 20 minutes de retard.
Il ne faut pas oublier d'échanger nos bermudas contre des pantalons... parce qu'à Paris... il fait froid!


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Le jardin:


Musée:


Retour en ville:


Café Brasileira:


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