samedi 14 avril 2018

Londres - Jour 3 - Partie 2 - Rendez vous avec l'Histoire

Retour au metropolitan et après un court voyage souterrain nous voilà à la station Holborn. Un détour par le supermarché Sainsburry pour acheter quelques biscuits pour le petit déjeuner de demain. Tiens? Les Christmas Pudding sont en promotion?


Il est déjà 14h30, et on n'a pas vraiment beaucoup de temps pour déjeuner, alors on se contentera d'un sandwich au "Prêt à manger", qui contrairement à ce qu'on pourrait penser est une chaîne de restaurants britannique et pas française. C'est sûr que "Ready to eat" c'est moins joli...



Notre destination suivante, c'est donc un "Rendez vous avec l'Histoire" au British Museum.
Et comme vous le voyez sur la photo, il y a pas mal de visiteurs, dés les marches devant l'entrée, et à l'intérieur c'est pareil.


Ouvert au public dès 1759, il accueille plus de 6 millions de visiteurs par an (le site le plus visité de Grande Bretagne). Ses collections venues de tous les continents illustrent l'Histoire humaine depuis l'antiquité à nos jours.


Il y a tellement de monde qu'il n'y a plus d'audioguide disponible à l'accueil, et nous nous contenterons d'un petit fascicule (à 2£) détaillant les 10 "highlights" à ne pas manquer dans le musée. Ce sera bien suffisant car le musée fermant dans 2 heures, nous ne pouvons pas nous permettre de trop traîner...


Au centre du musée il y a une grande cour intérieure (The great Court) avec au milieu la salle de lecture, ancienne British Library où venaient entre autre travailler Karl Marx et Gandhi.
En 2000,  l'architecte Norman Foster a coiffé la cour d'un toit de verre qui donne un aspect un peu irréel à l'endroit...


Mais qu'est ce que cette nuée de touristes tente vainement de photographier? Il faut quasiment faire la queue pour pouvoir approcher...


Ha ouiiiii! La pierre de Rosette. C'est grâce à cette pierre gravée que Champolion a réussi en 1822 à déchiffrer pour la première fois les hiéroglyphes, après bien des années d'effort.
A cette époque, cette pierre découverte par Napoléon dans la ville égyptienne de Rosette avait déjà été confisquée aux français par les britanniques et était déjà exposée ici.


C'est donc à distance que le jeune Champolion a dut déchiffrer le texte écrit simultanément en grec, démotique égyptien et hiéroglyphes. Il a fallu du temps pour comprendre que les hiéroglyphes étaient un mélange de caractères phonétiques que l'on pouvait alors comparer avec la prononciation  grecque et démotique.
Le texte évoque en fait un décret énonçant le culte divin du pharaon Ptolémée III, "vivant éternellement, bien aimé de Ptah"...


On continue notre chemin et on change d'époque. Nous voilà accueillis par Vénus et de jeunes éphèbes grecs... On sait déjà ce qu'on va trouver tout au fond derrière...


... les frises du Parthénon.
Tout comme la pierre de Rosette, les anglais sont également aller dérober les frises sur le temple qui se trouve au centre d'Athènes, petit bout par petit bout, et ils en possédaient déjà une grande partie dés 1744.
Depuis, les grecs réitèrent leur demande pour se faire restituer les frises afin de les installer sur le temple qui se dresse au centre de leur capitale, en vain...


Un petit temple a été reconstitué au fond de la salle, et la frise (objet de toutes les convoitises) a été plaquée tout autour sur les murs de la pièce. On va rester un moment ici à parcourir chaque pan de mur...


La frise représente la procession des Panathénées, des festivités religieuses qui se déroulaient chaque année à Athènes: sacrifice d'animaux, défilé, chants et danses. Tous les quatre ans avait lieu également les grandes panathénées, qui voyaient s'affronter les plus grands champions du pays lors de jeux sportifs.


La précision de la frise et la délicatesse des sculptures est étonnante. On voit les muscles des hommes se bander en pleine étreinte, on aperçoit même les veines de leurs bras  ...


C'est dur de na pas pouvoir s'arrêter plus longuement, mais si je laisse Fred et Pierre André me distancer je suis perdu et je ne finirais certainement pas la moitié du parcours.


On revient donc sur nos pas...
Ce n'est pas parce qu'on doit faire les 10 "highlights" que l'on doit rester insensible aux œuvres que l'on croise sur notre chemin. Ces taureaux à 5 pattes étrusques, par exemple. Je me rappelle qu'il y en a également toute une salle au Louvre.


Quand on est déjà allé en Egypte pour le voir dans son milieu naturel à Abou Simbel(comme moi), le buste géant de Ramsès II ne nous impressionne guère...



La statue de l’île de Pâques est elle aussi très imposante et là c'est la première fois que j'en vois une. Mais je ne peux pas m'empêcher de penser au film "Une nuit au musée" dans laquelle elle dit "Gnome gnome! Donne moi un Gum Gum".


Oui, c'est le crane de cristal qui a inspiré le film d'Indiana Jones. Pendant longtemps, celui ci a été attribué aux Aztèques mais en fait il s'agirait d'une supercherie beaucoup plus récente: fabriquées au XIXème siècle en Allemagne, elles auraient été vendues comme antiquités pré-colombienne par l'antiquaire Eugène Boban.


On traverse la salle des expositions temporaires, avec en ce moment une expo sur les cultures indigènes. Malheureusement on n'a pas vraiment le temps de s'y attarder...


Voici la salle dédiée aux aztèques. C'est vrai que c'est une culture que je connais peu. Faudrait que j'aille faire un petit voyage au Mexique...


Brrrr... glaçant d'effroi! C'est le masque de Tezcatlipoca, un vrai crane humain recouvert d'une mosaïque de jade... et ce sont ses vraies dents!


La galerie des lumières retrace le développement des sciences au XVIIIème siècle. Mais on ne va même pas y entrer car notre prochain "highlight" se trouve à l'étage supérieur.


On prend donc l'escalier pour aller voir la suite: collections d'Orient, Chinoises, Indiennes... La tête de ce Bouddha assis me fait penser à Mitterrand... désolé.




Il y a pas mal de statues indiennes, ce qui rappelle que l'Inde a été une colonie britannique pendant longtemps. Et là aussi, ils ne se sont pas fait prier pour piller les temples hindous...


J'aime bien ce sage en pleine méditation, avec les doigts de pied en éventail. Si je pouvais en faire autant...


L'art musulman est comme souvent représenté par la porcelaine et la faïence bleutée typique de cette culture...


Plus loin, nous revenons aux antiquités égyptiennes avec une série de sarcophages et de momies.


Ce squelette égyptien est la chose qui m'a le plus épaté dans le musée: il ne s'agit pas de la momie d'un pharaon, mais de la dépouille d'un homme du peuple, enterré en pleine terre. La chaleur du désert a gardé le corps presque intact, avec la peau et même des cheveux, momifié naturellement. Il parait qu'on a découvert également un tatouage sur sa peau, ce qui prouverait que contrairement à ce qu'on pensait les égyptiens le pratiquaient.
Il porte le doux nom de "Ginger"...



Si vous êtes un assidu de ce blog vous avez peut être reconnu ce lion: c'est l'un des lions de la frise  de la porte d'Ishtar que j'avais découverte au musée Pergame de Berlin. Un très bon souvenir ce musée!


Nous entrons maintenant dans une salle entièrement dédiée aux horloges, ça fait tictac tout autour de nous. Cette horloge là est spéciale: des billes vont et viennent à travers un circuit, marquant une minute à chaque fin de course.



Nous n'aurons pas le temps d'en voir davantage: les gardiens du musée sont déjà là et ferment une à une les salles.
Tout le monde dehors!
Je crois qu'on aura quand même vu l'essentiel...


Je récupère mon sac au vestiaire et nous voilà repartis dans le cœur de la nuit, qui s'est abattu sur la ville pendant qu'on avait le dos tourné. Nous décidons de retourner tranquillement dans le quartier de Carnaby street, où nous étions hier soir.


Revoilà Oxford street avec tous ses magasins qui font le plein de clients, poussés par le démon du shopping ou bien par la pluie qui commence à tomber...



Quelle est la mode cette année? Et bien le sale. Sale, sale, sale... c'est écrit partout. Je ne sais pas pour vous, mais moi je préfère acheter des vêtements propres!


Nous tombons nez à moustaches avec de grands yeux de chat qui nous dévisagent...
En Europe, Londres et LA destination pour aller voir une comédie musicale, et il y a énormément de choix. J'avais donc prévu cette animation pour l'une de nos soirées... ce soir en fait!
Au début j'avais envisagé une comédie musicale que j'avais déjà vue en France, question de ne pas trop se perdre dans les traductions (Le roi lion je crois), mais c'était complet et je me suis rabattu sur Cats.


Mais avant d'aller faire la queue devant le théâtre Paladium, on a encore un peu de temps devant nous pour aller boire un café quelque part, un bon Chai latte pour se réchauffer avant le show!


C'est l'heure des cats! On récupère nos billets puis on va s'installer à l'étage où l'on a une belle vue sur la scène, même si on n'est pas très proches. Le théâtre est plein: pas mal pour un mercredi soir!
Mais il faut dire que ce sont les toutes dernières représentations, le spectacle s'arrêtant Samedi.


Le spectacle est original et impressionnant, surtout par la qualité des danseurs et chanteurs qui nous donnent une sacré performance... les jellycats virevoltent!
Bon on ne comprend pas toutes les paroles - et ça c'est bien dommage - mais on comprend le sens général. En fait il n'y a pas de réelle histoire: des chats se retrouvent dans une décharge un soir d pleine lune pour déterminer lequel d'entre eux mourra pour renaître le lendemain. Chacun défile, avec sa petite histoire, chaque chat différant d'un autre: il y a le vieux chat chef de la troupe, la vieille chatte mal aimée (qui chante Memory, la seule chanson connue de la pièce) , le magicien (qui fait des tours sur lui même tel un danseur étoile), le rappeur, le méchant chat rebelle, le chat du train à vapeur, le chat aristocrate, etc...


Nous sommes sortis à 22h15, après un spectacle très applaudi qui a duré plus de 2 heures! Il pleut, et on cherche désespérément un restaurant pour dîner. On tourne on tourne... et on finit par manger juste en face du théâtre, dans un restaurant italien. Un bon choix finalement car on a bien mangé, pour pas cher et la serveuse était sympa.
Tout ça nous fait rentrer bien après minuit à l'appartement mais on se dépêche de vérifier: oui c'est confirmé. Demain il va continuer à pleuvoir de plus belle...

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