dimanche 25 août 2019

Bucarest - Jour 3 - Partie 1 - Villages et visages

Après une très bonne nuit de sommeil, avec même quelques jolis rêves, le réveil est un peu difficile... Et je prends mon temps pour me préparer puisque me voilà parti seulement à 9h20. Aujourd'hui il fait beau, c'est décidé je mets mon bermuda!


Je rejoins la Piazza Romana, en espérant bien y trouver un endroit pour déjeuner. Et la chance me sourit car je trouve une jolie pâtisserie avec plein de gâteaux plus appétissants les uns que les autres! Mon choix se porte alors sur un genre de friand tout juste sorti du four, et qui s’avérera être fourré de citrouille. Pas mauvais.
Le métro est juste devant le magasin, et je suis obligé d'acheter 2 tickets car ils ne le vendent pas à l'unité. Il est pas si mal que ça le métro de Bucarest... un peu vieillot mais avec beaucoup de marbre, propre et fonctionnel.


On s'arrête deux arrêts plus loin, à la fameuse place Aviatorilor. Normalement d'après mon guide il y a une statue dédiée aux aviateurs sur ce rond point, mais j'en fais plusieurs fois le tour sans rien trouver. Par contre au loin on aperçoit l'Arc de triomphe, une copie de celui qui se trouve sur les champs Elysées...


Le profil de cette statue me rappelle quelqu'un... mon général?
Nous sommes bien sur la place Charles de Gaulle, et en 2006 pour le 11ème congrès de la francophonie, une statue de bronze de Charles de Gaulle a été installée ici.


La statue du président frnçais marque justement l'entrée du grand parc Herastrau, l'une de nos destinations du jour... Voilà donc où me mène mon chemin, et ma journée commence par une agréable balade en pleine nature.



L'entrée est également gardée par deux rangées de roumaines en habit traditionnel, qui me font penser aux cariatides des temples grecs...


C'est le plus grand parc de la ville (110 hectares). Il a été construit dans les années 1930 à l'emplacement d'anciens marais.


Je ne suis pas seul en ces lieux de bon matin, je croise plein de promeneurs et de joggeurs... et quelques écureuils qui jouent à cache cache derrière les troncs. Sans oublier les nombreuses statues ... tiens, une oie de bronze!


J'apprécie beaucoup le lac de 74 hectares et son atmosphère bohème et romantique... L'été on peut y louer des barques et l'hiver faire du patin à glace.


Plus loin, une équipe de yogis est en pleine méditation...


Je longe une île artificielle au centre de laquelle se trouvent des sculptures représentant des têtes et disposées en rond.


Chacune d'elle représente en fait le visage d'un des signataires du traité de l'Union européenne... on reste dans le thème.
De l'autre côté de la rive, j'aperçois les toits des maisons du musée des villages, que nous allons maintenant visiter.


Le Musée du village roumain est l'un des plus anciens musée de ce type au monde (il date de 1936). L'idée était de réunir en un même lieu plusieurs maisons traditionnelles paysannes des quatre coins du pays.
Apparemment il n'y a pas d'audioguide disponible à l'entrée... dommage il va falloir ma contenter des quelques explications en anglais sur les panneaux.


Il y a en tout plus de 322 bâtiments réunis ici, et comme nous allons le voir les styles sont assez divers. Nous allons voyager aux quatre coins de la Roumanie sans bouger de Bucarest!


Je décide de commencer mon petit tour en visitant le musée dans le sens des aiguilles d'une montre... c'est que le musée est quand même grand: 12 hectares.


L'intérieur de certaines maisons a été reconstitué, et on dirait même qu'elles sont habitées...


La diversité des habitations est impressionnante: maisons de bois, de pierre, avec de hauts toits de chaume ou des toits tout plats...


Dans celle ci, pas de cheminée pour laisser s'échapper la fumée de l'âtre. Très bien pour garder la chaleur, mais au bout d'un moment ça devait tousser grave...


Cette maison vient de la région de Sarbova et date de 1821.
Jusqu'à une époque récente, la majorité de la population roumaine vivait à la campagne. C'est ce qui explique l'importance et la diversité d'un tel musée, qui permet de rappeler à chaque citoyen ses racines rurales.


J'avoue que je transformerais bien certaines maisons en résidence secondaire, tellement elles sont jolies...


En plus à l'intérieur il y a tout le confort... bon il manque quand même la télé et le four micro onde.


Au milieu, il y a cette jolie petit église orthodoxe toute en bois.
Elle vient du village de Timiseni et date de 1773.
Allons faire un tour sous le porche...


Des saints sont représentés tout autour de l'église, et ils ont à peu près tous le même geste, l'index pointé sur l'oreille... style "Non mais allo?"


Là on reconnait bien la représentation du jugement dernier, comme dans l'église d'hier soir, mais en beaucoup plus naïf...


Très impressionnantes, voici les maisons semi enterrées, ce qui permet de garder la fraîcheur en été et la chaleur en hiver. Mais cela avait également une autre utilité car à l'époque les campagnes étaient fréquemment prises pour cible par les bandits et les pilleurs des armées ennemies, et ces maisons se cachaient en se fondant ainsi dans le paysage...


La partie du parc située sur les rives du lac est dédiée aux moulins à eau...


... il y a celui servant à trier les pépites d'or, celui qui sert à assouplir la laine, ou encore à presser le vin.


Et sur le bord de l'eau bien sûr, il y a une maison de pêcheur, toute de bleu vêtue...


Toutes ces maisons semblent être encore habitées, pourtant une fois les visiteurs du musée rentrés chez eux elles doivent être bien vides. Heureusement que les chats ont pris possession des lieux...


A cette heure-ci il n'y a pas encore grand monde, et c'est vraiment un endroit très très calme...


Voici l'un des deux moulins à vent du musée, construit dans la première moitié du 19ème siècle et qui servait à faire de la farine.


Les maisons se suivent mais ne se ressemblent pas. Voilà une maison très colorée, typique de celles des émigrés russes installés dans la région.


La Roumanie a également accueilli des membres de la diaspora juive, et il est tout naturel que l'une de leurs maisons se trouve ici, avec elle aussi des signes bien distincts relatifs à leur culture...


Au détour d'une allée, j'assiste à un spectacle hors du commun: un chat poursuit un écureuil jusqu'en haut d'un arbre. L'écureuil saute et s'enfuit, laissant le matou chasseur... tout penaud sur sa branche!


Le temps passe vite: c'est déjà l'heure de déjeuner. Pas besoin de sortir du musée pour se restaurer, car l'une des maisons - ancienne auberge - fait également office de restaurant, et il y a du monde. Assis en terrasse sous un parasol, je vais donc déguster une omelette et une foccacia (pas vraiment typique), et en dessert deux grosses crêpes au Nutella. Côté service, les deux serveuses sont un peu débordées et mettront 20 minutes à m'apporter l'addition.



J'ai vraiment pris trop de retard avec ce déjeuner, d'autant plus qu'il me reste encore plus de la moitié du musée à visiter. Je pense que je vais un peu forcer le pas pour le reste de la visite, quitte à arrêter de lire toutes les explications sur chaque maison, et à simplement me balader en prenant de jolies photos!


Le musée du village roumain, c'est aussi le musée des enfants, et il y a plusieurs activités organisées pour eux (ici c'est un atelier de potier). Je sais aussi que plus tard dans l'après midi des spectacles de danse traditionnelle seront donnés, mais malheureusement je serais déjà parti ailleurs à cette heure là...


Le musée possède plusieurs églises. Celle-ci est nettement plus impressionnante que la première vec sa tour à colombages. Elle provient de Turea dans la région de Cluj. Un petit cimetière a été également reconstitué à ses pieds.
Ça me surprend le nombre de régions différentes représentées ici, alors que pour moi la Roumanie était un pays relativement petit...


Au fur et à mesure que le temps passe, le nombre de visiteurs augmente, et il y a même un couple de mariés qui se fait prendre en photo devant une maison.


Il y a toute une partie 'moderne' avec des maisons récemment intégrées au musée. D'ailleurs certaines d'entre elles sont encore en (re) construction. Il ne faut pas oublier qu'avant d'être transportées ici pierre par pierre, planche par planche, ces chaumières ont été réellement habitées dans leur région d'origine.


Je crois qu'il est temps pour moi de m'en aller vers d'autres aventures... On pourrait bien rester une journée entière dans ce musée, mais j'ai d'autres projets!
Bye bye mes petits chats!

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