mardi 27 août 2019

Bucarest - Jour 3 - Partie 2 - Les animaux fantastiques

On va commencer par sortir du musée du village et longer la route qui passe à côté du stade. C'est tout droit... et ça passe par l'Arc de triomphe (roumain).


Bon il est visiblement en travaux, mais je ne peux pas m'empêcher de le prendre en photo.
En 1878, après l'accession du pays à l'indépendance, il fut décidé de construire ici un arc de triomphe (à l'image de l'Arc parisien) afin d'accueillir les armées d'indépendance victorieuses.


On continue tout droit sur cette large avenue arborée, bordée de grandes villas de luxe.


Les grandes propriétés sont toutes anciennes, certaines sont devenues des ambassades ou des musées, mais j'en croise aussi une ou deux en ruine.


Et au bout de l'avenue, nous voilà revenus à la ville, la vrai!
Le musée du paysan roumain (que mon guide conseille de visiter) est fermé pour travaux. Ça tombe bien je n'ai plus vraiment le temps d'y aller, et puis après avoir visité le musée du village roumain, j'ai déjà fait un petit tour à la campagne...
Par contre le musée Antipa, juste à côté, est bel et bien ouvert, et il ferme à 20h. Ça me laisse bien 2 heures pour le visiter!


Finalement je ne suis pas si en retard que ça. Je vais donc en profiter pour aller au Starbuck Coffee du coin me prendre un café latte, ça va me redonner de l'énergie (je sens comme un coup de fatigue).



Le musée Grigore Antipa, c'est le musée d'Histoire naturelle de la ville. Il date de 1906 mais il a dut être réaménagé il y a peu car l'intérieur a l'air tout neuf.
Il faut acheter son ticket à la machine (qui parle français) + 10 lei au comptoir pour avoir le droit de prendre des photos.
Je laisse mon sac à la consigne puis je commence ma visite en suivant le chemin guidé qui nous mène de salle en salle sur les 3 étages du musée.


Ça commence par le sous sol. La majeure partie du musée est constituée d'animaux naturalisés de toutes sortes, exposés dans des vitrines représentant leur environnement naturel: on appelle ça un diorama.
La première salle est dédiée au monde aquatique... j'ignorais que l'on pouvait empailler des poissons.


De vitrine en vitrine, il y a des animaux dans tous les coins... La scénographie est pleine de vie, et les positions des animaux semblent comme piquées sur le vif.


Avec mon appareil, j'ai un peu du mal avec la lumière des spots, mais je finis pas trouver le bon réglage pour rendre justice à ce que je vois...


Ces petits oiseaux semblent virevolter pour aller donner la becqué à leurs petits... plus vrai que nature.



Les couleurs de leurs plumes sont éclatantes... Je ne crois pas en avoir vu des comme ça dans les rues de Bucarest.


Plus loin, d'autres oiseaux moins sympathiques sont en plein déjeuner...



ET maintenant voici les paysages des montagnes de Roumanie, avec ses bouquetins et ses rongeurs...



Le sens du détail: il faut avoir l’œil pour dénicher les petits animaux cachés dans les coins de la scénette représentée sous nos yeux...


La Roumanie possède l'une des plus importantes population de loups en Europe, même si elle est menacée.



Voilà quelques chamois qui semblent se mettre à l'abri des chasseurs... Les scénographies sont vraiment géniales!
Il y a même une grotte rappelant que là aussi, au fond de l'obscurité, on peut trouver des animaux.



Au milieu de tout ça, il y a un genre de cabinet des horreurs avec des poissons gardés dans de l'alcool, des chauves souris, tout ça dans le noir histoire de foutre les jetons aux petits enfants...


La visite continue au rez de chaussée, avec des vitrines reconstituant des écosystèmes variés: savane d'Afrique ou d'Asie, forêt amazonienne, etc...



Nous sommes bien loin d'ici, en compagnie de Timon et Puumba, et je me rends compte que dans aucun zoo au monde je ne pourrais voir autant d'espèces différentes réunies...



A la salle suivante, les couleurs se teintent de bleu pour évoquer les icebergs sur lesquels se réfugient nos amis les phoques...



Une nouvelle plongée sous le niveau de la mer pour découvrir les eaux tropicales...
Je trouve quand même que les animaux terrestres sont mieux naturalisés, ils ont l'air plus 'vivant' que les poissons...


Le plus gros ça reste cet éléphant d'Asie... celui là on n'a pas trouvé de vitrine assez grande pour l'y faire rentrer!


Un kiwi? Non je ne parle pas du fruit mais de l'animal emblème de la nouvelle Zélande...


Plusieurs vitrines sont dédiées aux animaux en voie d'extinction ou éteints...


Le dernier animal de ce périple sera le squelette assez unique d'un immense mammouth d'une race un peu particulière car il a des défenses orientées vers le bas, un Déinoterium.


Mais notre visite n'est pas terminée et continue par le bureau et cabinet de curiosité de Grigore Antipa, naturaliste et scientifique roumain qui fut à l'origine du musée. Il fut également un précurseur en matière d'écologie en cherchant des moyens de développer l'activité humaine tout en respectant la nature.


La salle suivante est dédiée à une large collection de minéraux et de pierres de toutes sortes. Une partie du musée qui doit plus intéresser les scientifiques que les enfants...
Ensuite vient une salle qui explique la constitution de l'ADN et une autre reconstituant un lieu de fouille paléontologique.


La salle suivante a de quoi nous faire ouvrir grand les yeux: les murs sont couverts d'une collection de papillons et d'insectes naturalisés, parfois réunis dans de petits tableaux évoquant le cycle de vie de l'insecte.


Et puis va savoir pourquoi il y a aussi un panneau expliquant le mode de propagation de la malaria...


Nous arrivons bientôt à la fin de notre visite avec une grande salle renfermant à nouveau des vitrines. Ce ne sont pas des animaux cette fois-ci mais des hommes, témoins des cultures tribales planétaires...


Aborigènes, lapons, dogons, hindoux... et même aïnous du Japon.
Par contre, aucun blanc. Un peu raciste comme vision du monde...


Tiens, un samouraï?
Il est 19h à peine. Finalement ma visite fut très rapide...


Je sors donc tranquillement du musée, qui valait franchement le coup.
Aujourd'hui ce fut ma journée "musées", mais des musées pas comme les autres, il est vrai...
Et pour couronner le tout, un superbe coucher de soleil qui enflamme l'horizon... waaa!


La calea Victoriei commence juste devant le musée: il suffit donc que je la longe pour retrouver le chemin de l'appartement. J'y retrouve Hans et les filles, qui sont elles aussi allées visiter le musée Antipa cet après midi.
Après une douche, je discute un moment avec les autres et Maria m'approuve dans mon choix de restaurant pour ce soir: c'est décidé je vais au Caru cu bere.


Il ne faut pas visiter Bucarest sans y être aller dîner! Maria me conseille de commander du 'Salmale', une spécialité roumaine.
Le restaurant est bondé, mais on arrive à me trouver une place à l'intérieur (bon la table est un peu étroite). C'est vrai que l'environnement est unique, avec cette décoration style '1900'.



L'ambiance est festive. Il y a de la musique et deux couples de danseurs professionnels viennent effectuer quelques pas de danse (mambo ou autre).


Le clou du spectacle arrive au moment où toute l'équipe du restaurant se réunit au centre de la pièce, en ligne, pour saluer les clients. Ils doivent être au moins 30!



Mon serveur est assez âgé: il a du mal à apprivoiser sa tablette électronique pour commander et semble la tapoter comme si il jouait à Candy crush en cachette.
Et voici donc un Salmale: un genre de chou farci à la viande hachée. C'est bon, mais sans plus...
Ma soirée se terminera par une balade dans les rues de la ville, une glace à la main.
Et quand je rentre je croise Hans et Maria qui s'apprêtent à aller en boite.
Très peu pour moi... une tisane et au lit... à 23h30?
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