dimanche 1 septembre 2019

Bucarest - Jour 5 - Reste à faire

Nous sommes le dernier jour... le jour où je n'ai rien de prévu de particulier, si ce n'est d'improviser!
Je me lève quand même à 8h30, histoire d'avoir le temps de boucler ma valise. Sur le chemin, je discute aussi avec Hans qui se rend à son travail...


Je rejoins à pieds la Piata Romana dans l'idée de petit-déjeuner dans la même pâtisserie qu'hier: Casandra. Ce sera un roulé aux noix et un petit gâteau aux amandes. Décidément c'est une bonne adresse!
Dehors je croise plein d'étudiants et de salary men en route pour leur journée de travail...
Pour ma part, je décide de suivre l'audioguide que j'avais téléchargé sur mon smartphone, et qui va m'emmener dans des endroits connus, mais avec des explications très intéressantes.


Ça commence par la Piata Romana où se trouve une école d'économie réputée (d'où les étudiants que j'ai croisés).
Lors de la construction du métro de Bucarest, Elena Ceausescu avait demandé d'espacer les stations de métro sur les lignes car elle trouvait les roumains trop gros et que cela leur permettrait de faire plus de marche... La station de métro de la Piata Romana fut donc murée et ne fut réouverte qu'à la chute de la dictature.


C'est vrai que les époux Ceausescu prenaient parfois des décisions stupides. Ils n'avaient pas eu beaucoup d'éducation: Nicolae n'a eu que son certificat d'étude, et commença comme artisan avant de grimper les échelons et devenir leader suprême.
Je continue mon chemin et rentre dans les petites rues du quartier. Il y a toujours autant de voitures garées par ci par là, parfois en double ou triple file...


Nous voilà devant l'Atheneum, qui d'après les gardiens n'est ouvert qu'à partir de midi. L'architecte serait français et il aurait construit également le palais de la Caisse d'épargne (sur la calea victoriei). La largeur des colonnes serait la même que celles des colonnes du Parthénon à Paris.


Au dessus des portes, ce sont bien les portraits des différents rois de Roumanie, Munsténie, etc...


La visite se poursuit avec le jardin du musée national, juste en face. Jadis c'était une demeure royale, avant de devenir la 'maison du peuple' sous les communistes et donc un musée d'art aujourd'hui.



Le palais royal en question avait été construit en 1812 bien avant l'indépendance de la Roumanie et devint palais royal en 1837. Ce fut la première demeure où l'on installa l'électricité en ville.


Bon il est fermé le Lundi. On va donc se contenter de se balader dans le jardin, où l'on aperçoit quelques statues...


Bien sûr mon audioguide parle du mémorial qui se trouve pas loin, genre de pyramide dédiée aux victimes de la révolution de 1989. Il fut érigé en 2005 et mesure 25 mètres de haut.


Je n'avais pas remarqué le nom des victimes sculptées en demi-cercle ni les pavés en rondin de bois par terre, symboles du chemin chaotique vers la liberté (chaotique car les rondins de bois partent en pièce et le chemin semble bien abîmé).


Descente de la calea Victoriei qui d'après les commentaires date de bien avant l'industrialisation de la ville, puisque la première partie de la rue a été ouverte en 1692.
Ce fut la première rue pavée de la capitale, et la première à bénéficier d'un éclairage électrique.


Même si elle est loin d'égaler nos Champs Elysées, ça reste une des rues les plus élégantes de la ville, avec ses bâtiments historiques et ses boutiques de luxe.


Nous voici sur la place de l'université. Ce fut ici que commencèrent les mouvements de protestation qui déclenchèrent la révolution en Décembre 1989.
C'est aussi là qu'on se réunit quand on veut manifester, ou qu'on vient fêter la nouvelle année...
Aujourd'hui la place est plus calme même si on croise plein de groupe d'étudiants en train de faire leur rentrée universitaire.


Nous allons traverser la grande place pour aller de l'autre côté au pied du grand building de l'hôtel intercontinental. Pendant la révolution, celui-ci grouillait de journalistes étrangers qui avaient une superbe vue sur tout ce qui se passait dans la capitale...


Il y a aussi le théâtre national que je n'avais pour l'instant pas eu la chance d'approcher. Structure moderne datant de 1973, il a été entièrement refait car son toit n'était pas résistant aux tremblements de terre.


J'en profite pour faire le tour du groupe de statues placées juste devant (même si il est en chantier).


Il s'agit de personnages de la comédie humaine d'un auteur roumain très célèbre: Ion Luca Carragiale. A voir les statues, ça a l'air très satirique. J'aimerais bien lire l'un de ses bouquins...


C'est là aussi que se trouve le kilomètre 0 de la Roumanie... c'est important de le savoir!
Et à côté, une croix en l'honneur de Cristian Paturca, chanteur qui écrivait des chansons anti-communistes sous Ceausescu.


Au centre du carrefour (au milieu des voitures), une croix évoque à nouveau les victimes de la révolution de 1989. On est vraiment au carrefour de l'Histoire du pays.


Nous continuons à descendre la grande avenue pour passer devant un autre bâtiment emblématique: le palais Sutu, ancienne demeure allemande construite en 1835 et devenue le musée municipal.
Pas très intéressé par les lignes viennoises du bâtiment, je suis plus attiré par les panneaux qui ont été disposés autour des grilles du musée...


Photos du Bucarest d'hier (en haut) et du Bucarest d'aujourd'hui. Sur cette photo c'est une partie du quartier qui a été rasé par Ceausescu pour construire son avenue Unirii.


Les grands magasins de la place Unirii ont beaucoup changé... mais c'est toujours aussi moche.


Au niveau de la presse écrite aussi, la démocratie est passée par là...


En continuant dans la petite rue derrière le musée, le dôme de l'église Saint Nicolas, construite par le tsar Nicolas II de Russie, apparaît. Elle est depuis devenue l'église préférée des étudiants de l'université (qui se trouve juste en face).


Elle est en travaux mais on peut y entrer. et même il vaut mieux car comme nous allons le voir l'intérieur est très beau.
La lumière joue sur les fresques des murs, les icônes brillent de toutes leurs dorures...


Le regard est attiré par le dôme au dessus de nos têtes... waaaa...


Il y a un fidèle qui est en pleine prière, et je fais de mon mieux pour ne pas le prendre en photo.
Dehors, la pluie a commencé à tomber, mais cela ne va pas durer...


A quelques pas de là nous rejoignons le palais de la monnaie, et l'audioguide me fait remarquer quelque chose que je n'avais pas vu les autres fois où je suis passé ici: en fait il s'agit de la réunion de deux bâtiments construits à deux époques différentes, mais en respectant exactement le même style.


Bien sûr nous passons devant l'église Stravopoléos pour bifurquer à droite vers le musée d'Histoire.


C'est vrai que je n'ai visité aucun des 'vrais' musées de la ville. Il parait que la statue bizarre de l'empereur Trajan, sur les marches, est l'une des préférées des visiteurs sur Facebook.


En face, le fameux siège de la caisse d'épargne (aux accents de petit palais parisien) dont l'emblème est une feuille de chêne.


Comme prévu, l'audioguide nous mène en direction des ruines du château de Vlad l'empaleur, mais on va plutôt s'intéresser à l'église qui se trouve juste à côté...


Comme je le sais déjà, plusieurs rois de Munsténie s'y sont fait couronner, et l'un d'entre eux y est même enterré. Mais ce que je ne savais pas, c'est que chaque Mardi le saint local exauce les vœux de qui veut bien lui rendre hommage en cette église, ce qui explique souvent la queue le mardi à l'entrée.
Bon aujourd'hui on est Lundi y'a pas un copec...


On continue place Unirii où s'achève la visite.
C'était sympa ce guide audio! Je regrette de ne pas l'avoir fait plus tôt.
Bon il faut quand même se dépêcher un peu car il est déjà 13h.


Question de terminer mon séjour par un bon repas, je décide de retourner au Caru cu bere (où j'étais déjà avant hier soir), au moins pour l'ambiance...



Il y a moins de monde que l'autre soir mais il y a quand même un violoniste qui animera notre repas de douces mélopées.
Je suis aussi mieux placé à une table à côté de la porte.


On va commander à nouveau des plats typiquement roumains, avec cette soupe de haricots et porc dans sa croûte de pain.


Le dessert est tout aussi délicieux, mais franchement trop gros: deux beignets en profiterole. Un seul m'aurait largement suffit.
Le serveur est un jeune garçon souriant et serviable, sauf bien entendu quand je commande l'addition. Comme ça s'est passé souvent dans d'autres restaurants, la note met au moins 15 minutes à arriver. Je finis par me lever et à aller moi même la chercher... Un peu fâcheux cette affaire.


Il est 15h passé et mon après midi est déjà bien entamé. Pas besoin de me dépêcher mais il faut que je rentre à l'appartement récupérer ma valise... J'ai quand même le temps de prendre un expresso à emporter dans un café. Le barista m'explique les qualités des 4 types de café qu'ils ont (hey! ils ont du café 'Richard', le même qu'à la cafét de ma boite).


J'arrive devant l'immeuble en même temps que Hans qui revient de balade en vélo. Sa copine Eloina est également à la maison. Je récupère mes affaires et je fonce, après les salutations et remerciements d'usage...
Il faut maintenant que je trouve un taxi... peut être devant l'hôtel qui se trouve pas loin? Rien du tout.
J'en vois finalement un arriver. Hep!


Le chauffeur ressemble à Mark Wahlberg en plus jeune, et avec les yeux bleus...
Plutôt sympa, il veut absolument discuter pendant le trajet. Il me demande à quoi me servent toutes ces photos que je prends... vaste débat.
On passe devant un musée qui semble faire une exposition sur Brancusi... tout comme ce grand artiste roumain, je vais moi aussi rentrer à Paris...


Mark Wahlberg me montre quelques vieux bâtiments, puis nous passons devant le stade et l'arc de triomphe. Et plus loin, en dehors de la ville, on aperçoit les flics avec un radar caché derrière un pont... on se croirait presque rentré en France!
Voici l'aéroport, je paye et serre la main de mon chauffeur... Je suis à l'heure, et j'ai même le temps de faire les magasins pour me délester de mes derniers lei.

On va terminer par la devise de la Roumanie: "Rien sans Dieu".

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------




Aucun commentaire:

Publier un commentaire