Music in the sky

samedi 29 avril 2017

Lisbonne - Jour 3 - Partie 3 - Gaaaaateau!

Bon allez! Assez de visites pour aujourd'hui!
Il est temps de se reposer un peu et surtout... c'est l'heure du goûter!


Dans le quartier de Belem, il y a une pâtisserie connue dans le monde entier pour sa spécialité: les Pastèis de Nata. On les appelle même les Pastèis de Belem.
Mais pour pouvoir les déguster... ça se mérite: il faut d'abord faire la loooongue file d'attente qui nous mène à l'entrée...


On dit qu'à l'origine, le pâtissier de la Fabrica dos pastéis de Belem a récupéré la recette originale des moines du monastère tout proche et qu'il a fondé cette pâtisserie en 1837.
Le secret de leur fabrication est resté de génération en génération, et petit à petit ces petites tartelettes sont devenues très célèbres, jusqu'à être considérées comme les meilleures et premières Pastèis de Nata du monde.


A l'intérieur, c'est également plein de touristes, attablés et bruyants. Il semblerait que la petite pâtisserie ai bien grandi, jusqu'à racheter tout le pâté de maison.
En allant aux toilettes, j'en profite pour jeter un œil aux cuisines, et voir les petites coupelles sortir du four. Elles sont préparées à la main, et ça sent... mmmmmh!



Alors, un pastèis de Nata de Belem, qu'est ce que c'est?
Une petite tartelette d'environ 5 centimètres de diamètre avec plusieurs couches de pâte feuilletée très fine, puis de la crème pâtissière à la vanille et on passe au four.

Ils doivent être dégustés encore tièdes et saupoudrés de cannelle ou de sucre glace.


J'en prends un paquet de 6 à ramener en France et 2 autres pour tout de suite. 1.05€ par tartelette ça a intérêt à être bon.
Mais nous n'allons pas manger là: nous allons nous trouver un petit bar en terrasse sympa, pour pouvoir déguster tranquillement.
Bon j'ai renversé la totalité de mon petit sachet de cannelle sur mon pastéis, ce qui fait qu'il est un peu trop "poudré". Mais c'est quand même bon.
Quand à Flo, elle compare son Pastèis de Belem avec le Pastèis de nata qu'elle a acheté ce matin à notre pâtisserie habituelle. La différence c'est la pâte feuilletée: très fine et en plusieurs couches...


Nous voilà repartis pour prendre le bus en direction du centre ville, avec l'idée de s'arrêter au funiculaire du Bairro Alto, mais avec ce monde on finit par rater notre arrêt.
Tant pis on fait demi tour et on y va à pieds!



J'aime bien cet immeuble bleu vert avec ses décoration... on dirait une pièce montée pleine de chantilly!


On s'arrête en chemin à une supérette pour acheter du thé, histoire de changer du thé de l'appartement qui n'est pas très bon.
Le soleil déclinant joue une dernière fois avec les façades de la ville avant d'aller se coucher...


Nous voici arrivés à destination: l'Ascensor da Bica est l'un des nombreux funiculaires de la ville et l'un des plus vieux (1892).  Il permet de monter les 245 mètres qui mènent au Bairro Alto, le quartier où nous étions hier soir...


Bus, Ferry, Tramway... nous nous sommes promis de tester tous les types de moyens de locomotion de Lisbonne.
C'est le moment d'embarquer...


Le funiculaire avance doucement, et la pente est douce pour monter jusqu'en haut. Tellement douce que les piétons se baladent à pied devant les rails sans peur de se faire écraser.
La rue est également très étroites: Quelques petits restaurants et bars se sont installés là et le funiculaire passe presque à quelques centimètres de la table en terrasse!


Une fois en haut, il est temps de faire le point: nous avons encore pas mal de temps avant l'heure du diner: on décide de suivre le chemin commenté de mon guide à travers les rues du Bairro Alto.


On passe par de petites rues, des rue sympas ou ordinaires... derrière la faculté des sciences... devant de belles maisons avec terrasse, jardin et parking, monter puis descendre...


La nuit tombe et nous revoilà en terrain connu: les petites rues pleines de restaurants du Bairro Alto. On passe devant le restaurant de la veille, puis on choisit une resto en sous sol, populaire et simple, tenu par de vieux bonhommes...


On teste les croquettes de morue posées en amuse bouche sur la table, et puis c'est la farandole des plats: steak de thon saignant pour Florence, larges tranches de veaux pour Frédéric, puis foie de porc pour moi, accompagné bien sûr d'horribles frites (je n'aime pas ça moi les frites: j'oublie toujours de préciser ça quand je commande).
En dessert je prends un gâteau de fromage blanc à l'orange... délicieux (meilleur que les frites c'est sûr).


Nous payons et , fatigués, nous envisageons de rentrer... c'est con de vieillir.
La place du Chiado est super animée: nous sommes vendredi soir et les touristes et les jeunes lisboètes ont mis leur tenue de soirée pour profiter des nuits blanches et fraiches de ce début d'été...


Il faut encore que nous changions de colline: la descente c'est le plus facile...
Nous voilà à la place Joao Ier, où on essaye encore de nous refourguer de l'herbe.
Non merci! Nous ce dont on a besoin, c'est d'une bonne nuit de sommeil car demain on se lève tôt: 7h! On a un train à prendre...
Boa noite!


----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Pastèis de Belem:


Centre ville:

   
   

Elevador da Bica :
  
 

Bairro Alto:





samedi 22 avril 2017

Lisbonne - Jour 3 - Partie 2 - Le cloitre aux milles visages

Nous sommes toujours dans le quartier de Belem à la recherche d'un restaurant pour déjeuner... On entre dans le premier dans lequel aperçoit des places de libre: un petit resto sans prétention, avec un menu pas cher du tout et apparemment fréquenté par les locaux. Vous ne m'en voulez pas de ne pas avoir pris de photos de notre repas? Il n'avait rien d'extraordinaire... ce n'est pas pour ça que ce n'était pas bon!



Une fois dehors, nous n'avons plus qu'à longer la rue pour nous retrouver devant le long bâtiment du musée de la marine, et juste derrière voilà notre prochaine destination: Le monastère des Jeronimos.
Il y a moins de touristes que ce matin quand nous sommes sortis du bus...


Le monastère est un monument emblématique de l'art architectural manuélin. C'est un style propre au Portugal qui s'inspire du gothique, et qui s'est développé sous le règne de Manuel Ier (d'où son nom).


Comme vous pouvez le voir, c'est un style très chargé qui alterne plusieurs formes d'arabesques et de motifs. Des formes arrondies et proches de la nature...
La tour de Bélem que nous avons visité ce matin était déjà dans ce style, mais vous verrez qu'au niveau décoration, le monastère fait encore plus fort!


Pendant que je lève la tête pour prendre des photos du portail, Florence regarde au sol et repère deux plaques commémoratives: l'une est dédiée à l'entrée du Portugal dans l'Union Européenne (cosignée par Laurent Fabius) et l'autre à la signature du traité de Lisbonne (cosigné par Sarkozy).
Bien vu Flo!



Entrons maintenant!
En premier lieu, il faut visiter l'église Santa Maria, sur la droite...
Moi ce qui m'impressionne le plus dans cette église, ce sont les hautes voutes qui ressemblent à de véritables et délicates toiles d'araignées.
Elles ont résisté au tremblement de 1755, c'est pour dire si c'est une prouesse architecturale!

C'est également dans cette église que l'on trouve la tombe de Vasco de Gama. Sur le cercueil de pierre, on reconnait bien un navire, ainsi que le globe de navigation...
Et en face il y a une autre tombe, celle de Luis de Camoes, considéré comme le plus grand poète portugais.


Plusieurs monarques portugais sont enterrés dans l'enceinte de l'église. En tout 21 membres de la dynastie royale, dont Manuel Ier lui même...


Je ne me lasse pas de lever la tête vers cette voute qui semble suspendue au dessus de nous... 

La lumière  naturelle l'illumine et suffit pour éclairer toute l'église...


Il est temps de passer à l'autre partie du monastère, le cloitre, où nous passerons nettement plus de temps...
Un carré de 55 mètres de côté, 2 étages recouverts d'une multitude de motifs décoratifs, maintenus par de fines colonnettes qui semblent être toutes différentes...


Cocorico! L'architecte qui a construit le cloitre, et qui est donc à l'origine du style manuélin, est français: François Boytac commença la construction du cloitre en 1502, et le monastère ne fut fini qu'un siècle plus tard.


Florence et moi avons pris un audioguide à l'accueil, mais avec le bruit qu'il y a on aura du mal à l'utiliser correctement...
En effet, il semble y avoir un concert de prévu ce soir dans la cour du cloitre: la scène est déjà installée et les groupes répètent.
Ça gène un peu la quiétude des lieux ces batteries et guitares électriques... et ce ne sont même pas des morceaux entiers puisque les différents groupes font un filage et des essais de son.

 C'est pas bientôt fini ce boucan? (traduit du portugais)

Enfin bon! Le bruit ça ne se voit pas sur les photos... quoique: il fait la grimace pour quoi le monsieur sur la photo?



Il me reste quand même tellement de choses à photographier: les petits animaux cachés dans les frises, les étranges gargouilles (dont chacune est unique), les symboles cachés dans la décoration...
Mon reflex ne sait plus où donner de l'objectif.


Les motifs sont inspirés de la nature: cette gargouille ressemble carrément à une sauterelle géante, et derrière, vous apercevez la frise en forme de coquille d'escargot?


Je me balade donc tout autour du cloitre, en cherchant à apercevoir des détails cachés dans la décoration: le soleil et la lune, un personnage grimaçant, un petit lionceau...



L'ordre des Hiéromites, pour lequel le monastère a été construit, semble avoir été un ordre religieux très important dans le pays, et surtout très courtisé par les monarques.
Néanmoins l'ordre fut dissous en 1833 par les autorités de l'époque...



On monte à l'étage?
Le monastère est à l'origine du nom du quartier: son véritable nom est Sainte Marie de Bethléem, qui au fil du temps a été déformé pour de Bethléem devenir Belem. 


Les décorations du premier étage sont moins chargées que celles du rez de chaussée, mais il y a quand même ces genres de flèches qui pointent vers le ciel, comme des cônes de crème chantilly...


En regardant sur les toits, un drôle d'oiseau attire ma curiosité: il s'agit d'un faux épervier, qui est là pour faire peur aux éventuels pigeons qui auraient l'idée de venir s'installer ici. De plus, à intervalles réguliers, les hauts parleurs diffusent de petits cris de rapaces...
Ça a l'air de marcher: pas un seul pigeon en vue!


On a bien fait de se réserver la visite du monastère pour l'après midi: il y a vraiment moins de touristes que ce matin à la tour. Et en plus, le soleil qui arrive de biais donne une très belle luminosité.


Une porte mène à une salle qui contient une exposition relatant les 500 ans de vie du monastère, avec en parallèle une chronologie des grands évènements de l'Histoire du monde, que Frédéric et moi parcourons avec bonheur...


Retour au rez de chaussée, où une porte permet d'accéder à l'ancien réfectoire: une grande salle entourée d'une longue frise en Azulejos racontant la vie de Saint Joseph.



Voilà notre visite terminée! Nous avons fait le tour du cloitre, sans en avoir aperçu chaque détail c'est sûr.
Nous profitons de quelques instants de repos avant de reprendre notre chemin. On s’assoit tranquillement et on écoute les musiciens qui jouent...


C'est justement le tour d'un groupe de Fado, qui vont nous interpréter presque deux morceaux en entier et seront applaudis comme il se doit par les gens présents...
Le genre de moment magique qu'on ne peut pas prévoir à l'avance...



----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Portail:

Eglise:


Cloitre: