mercredi 21 avril 2021

Tallinn - Jour 3 - Partie 1 - Le palais de Pierre

Encore une fois, à la météo ils prévoient un grand soleil pour toute la journée!
Petit déjeuner avec à la télé la chaine musicale MCM qui à notre grande surprise diffuse des chansons françaises (par exemple Hoshi avec sa marinière).


Aujourd'hui nous avons décidé d'abandonner notre centre-ville chéri pour visiter d'autres lieux et d'autres époques de la vie de Tallinn.
Allons donc prendre notre tramway en direction du parc de Kadriorg, qui se trouve en périphérie de la ville.


En fait il n'est pas si loin que ça car le voyage nous paraitra bien court (15 minutes à peine).
On aurait peut être même pu y aller à pieds...



Nous sommes arrivés.
Le château est entouré d'un vaste parc dans lequel les estoniens peuvent venir se balader et parfois pique-niquer... en faisant gaffe de ne pas nourrir les canards.




Pour l'instant il n'y a pas grand monde dans le parc. C'est dimanche matin, les gens font la grasse matinée... sauf pour les touristes chevronnés comme nous!


On commence par se promener dans les allées ombragées du parc, entre les arbres, les roses et les statues...


Même le jardinier est encore dans son lit: sa tondeuse robot travaille pour lui!


Au fond de cette allée, j'aperçois cet étrange monument qui est trop loin pour que nous y fassions un détour. Il s'agit du mémorial dédié au naufrage du cuirassier Roussalka(en 1893) dans lequel 177 soldats trouvèrent la mort.



Nous arrivons devant le château baroque construit pour Pierre Le Grand, ancêtre de notre cher Pierre-André Le Grand (oui oui il fait au moins 1 mètre 90).
La bâtisse n'est pas aussi imposante que le château de Versailles (d'ailleurs quel château est plus imposant que Versailles?), mais elle n'était destinée qu'à servir de résidence secondaire au tsar de Russie quand il se rendait en Estonie.


Les jardins à la française sont eux aussi moins impressionnants qu'à Versailles.
Le château a été depuis transformé en musée d'Art, accessible avec notre Tallinn Card... donc on en profite.


Nous croisons une jolie dame manchote qui nous demande des nouvelles de l'une de nos célèbre compatriote, avec laquelle elle serait cousine. La dernière que je l'ai vue au Louvre, la Vénus de Milo semblait se porter très bien...


Le musée n'est pas très grand: ils est réparti sur les 2 étages du château avec en tout une vingtaine de salles d'exposition.


La visite commence par le grand salon où étaient organisées les cérémonies et les concerts. Les murs blancs et gris sont couverts de stucs et de sculptures. Très élégant, je trouve...
Kadriorg fut édifié entre 1718 et 1736 sur les ordres du tsar qui participa activement à sa construction.


Le nom d'origine du palais n'était pas Kadriorg (qui est le nom du quartier) mais Catherinenthal, baptisé ainsi par Pierre Le Grand en honneur de son épouse, Catherine Ière de Russie, à qui il dédia ce château.


Certaines salles sont fermées, et les tableaux ne sont pas tous d'un grand intérêt. 
Par contre l'exposition temporaire actuelle sur Ivan Aivazovski me fait ouvrir de grands yeux admiratifs...


Lumière zénithale, paysages baignés dans le silence... Tout est calme et serein...
Je ne connaissais pas du tout cet artiste qui me fait un peu penser à du Turner, je ne sais pas pourquoi...
D'ailleurs dans les notes explicatives il y a une citation de Turner qui affirme qu'Aivazovski était son maître.



Malgré toute la reconnaissance qu'il a pu avoir de son vivant, il semble que l'artiste soit resté modeste, ne se considérant pas comme un grand peintre.


Parmi ses tableaux, je reconnais le port de La Valette au fond de celui-ci... Coincidences...


La visite continue de salle en salle. Je remarque dans les coins les gros poêles en faïence , très utiles en Estonie durant les longs mois d'hiver.


Je croise un groupe de touristes français (des retraités ) avec leur guide. Il leur parle de la vaisselle en porcelaine exposée dans cette vitrine, issue d'une grande fabrique de Saint Petersburg.  


Réquisitionnée par les communistes lors de la révolution, on se contenta de changer les motifs bourgeois pour les remplacer par des thématiques plus... politiques: usines, étoile rouge, marteau et faucille.


Même si il y a peu de tableaux connus, j'en trouve toujours quelques uns qui m'interpellent, comme ce cueilleur qui s'enfonce dans les bois. Je trouve qu'il a quelque chose de moderne ce tableau...



On passe de pièce en pièce, et parfois les salles sont aussi belles que les objets exposés, comme celle-ci entièrement couverte de boiseries. Elle fut aménagée lors de la première république estonienne, quand le château devint la résidence du président de la république.


Regardez d'ailleurs la frise représentant différents monuments de Tallinn.


Dans les vitrines sont exposés divers objets en argent, couverts et autres, et notamment des œufs de Fabergé.


Dans la salle suivante mon œil est attiré par ce tableau de style hollandais représentant Jésus chassant les marchands du temple. 
Si on regarde en détail chaque personnage, on aperçoit plein de clins d'œil croustillants...


Par exemple cette dame donnant la fessée à un gamin capricieux...


Ou alors cet arracheur de dents en plein travail...



Cet autre tableau aussi est assez enthousiasmant. Regardez le talent de l'artiste pour faire vivre cette scène de fête...


La dernière œuvre sera ce grand tableau représentant les noces de Cana.
Je fais encore un tour de toutes les salles pour voir si je n'ai rien oublié mais non c'est bien fini.


Rejoignons nos camarades au rez de chaussée et sortons pour terminer notre balade du parc.
On passe notamment par la grande roseraie...


Les allées embaument d'un délicat parfum...


Plus loin il y a un mini parc d'attraction pour les enfants et de l'autre côté le tout nouveau musée Kumu dédié à l'Art contemporain. J'avais hésité à le mettre au programme mais ce ne serait pas raisonnable: nous avons encore plein d'autres choses à faire aujourd'hui.


A côté se trouve la petite maison de chasseur qui a été transformée pour accueillir Pierre La Grand lors de ses visites, en attendant que le château soit terminé.


A l'intérieur c'est assez exigüe et les lieux ont été emménagés en toute simplicité: une chambre, un bureau, une salle à manger et une cuisine avec cheminée. On a du mal à croire qu'un roi ai pu accepter de vivre là. Par contre il y avait aussi un sauna dans le jardin, élément obligatoire de toute maison à l'époque (il a été détruit depuis).


Le tsar aurait choisi le domaine de Kadriorg pour y construire sa résidence car d'ici (à l'époque) on avait une vue dégagée sur la baie et on pouvait voir approcher les navires ennemis. Malheureusement il mourut avant la fin des travaux. 
En sous-sol il y a une petite exposition racontant la guerre qui a permis à la Russie de dérober l'Estonie à la Suède.


Retour dans le parc où l'on recherche le chemin menant au 'jardin japonais'. 
Bon, une fois sur place on est un peu déçu: le jardin ne semble pas terminé. Il n'y pas de carpes koï dans le bassin et l'eau est même franchement marron. Assez loin des jardins japonais que j'ai déjà visité .(au Japon bien sûr, mais aussi au parc de Maulévrier ou au musée Albert Kahn).


Nous en avons fini avec la visite du domaine de Kadriorg et on retourne tranquillement vers l'arrêt du tramway. La visite suivante se trouve elle-aussi en dehors du centre ville... mais complètement à l'opposé!

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