samedi 26 octobre 2019

Varsovie - Jour 4 - Partie 1 - Chez les prolos

J'ai dormi comme une masse. Ça faisait longtemps...
Je me lève doucement et mon hôte prépare son fameux granola, cette fois-ci avec du gingembre et des graines de sésame.
Notre traditionnelle discussion du matin portera sur Belgrade, Le Louvre, le fait d'aimer cuisiner et se préparer de bons petits plats alors qu'on est célibataire...



Bon, je crois qu'aujourd'hui il ne faudra pas oublier son parapluie! Ce matin nous allons visiter un quartier différent des autres: on va traverser le fleuve, on va chez les Prolos!
Mais pour y arriver, il va d'abord falloir réussir à choper un tramway... et ce n'est pas facile: celui que j'attends est en retard, et quand il arrive il va s'arrêter 20 mètres après l'arrêt de bus.


Ensuite, je ne vais pas bien loin: 2 arrêts plus loin me voici arrivé. Nous y voilà: le vieux quartier de  Praga .
Le temps est vraiment gris et froid. Et dans les rues pas un chat: on est jour férié mon gars!
La balade commence par cette large avenue dans laquelle se trouve le plus vieil immeuble du quartier (qui ne parait pas si vieux car il vient d'être refait pour être transformé en musée).



Il parait que le vieux marché est emblématique du quartier... sauf que voilà: aujourd'hui c'est jour férié il est fermé.
Le quartier de Praga est l'un des seuls à ne pas avoir été détruit par les nazis pendant la seconde guerre mondiale et pour cause: il était occupé par les troupe de Staline, qui attendaient sagement que les nazis aient maté les polonais et détruit la ville en face!


Il y a donc toute une partie des immeubles du quartier qui date d'avant la guerre, chose exceptionnelle à Varsovie.
Mais pour dire la vérité... je suis déçu pas l'architecture des bâtiments qui pour moi n'a rien d'exceptionnelle. Peut être parce que je suis un parisien, habitué aux vieilles pierres...
Je préfère donc prendre en photo les quelques graphs par-ci par-là.


Et puis autre chose qu'il faut faire: ne pas hésiter à franchir les porches et s'aventurer dans les arrières cours pour voir l'envers du décor...


J'ai remarqué que dans la plupart d'entre elles il y a un autel religieux avec une statue de la vierge ou de quelque saint. Chaque immeuble a ainsi son protecteur dédié...



Si les façades qui donnent sur la rue sont strictes et bien entretenues, les arrières cours donnent un autre visage: vieux murs décrépis, tags, poubelles entassées, etc...


... et toujours la vierge entourée de fleurs.


Nous passons maintenant devant une ancienne usine de bière.


Elle est en plein travaux, apparemment pour accueillir une partie de l'université, avec un centre culturel ou un musée. Le complexe a l'air super grand.


Juste derrière il y a la rue Nieporecka avec un long mur rempli d'affiches d'artistes de rue, de grafs...



Au milieu il y a un genre de cabine bizarre, comme une cabine anti-radioactivité ou anti-arme chimique de l'armée. Je me demande si c'est une oeuvre d'Art ou si ça a son utilité ici...


Et ce drôle de téléphone sur le mur... une ligne directe avec Dieu ou avec le chantier de l'ancienne usine (qui se trouve juste derrière le mur)?


Je suis interpellé par ces affiches, où chacun se trouve en bonne compagnie avec lui-même...


La rue donne sur une large avenue bordée d'une longue barre de HLM. Au pied, il y a une plaque commémorative de la guerre, fleurie comme il se doit en ce jour des morts...


Et puis, à peine à un croisement plus loin, une vieille rue bordée de petits immeubles d'un autre temps, presque en ruine...
Dans les années 50 à 80, le quartier a été laissé presque à l'abandon, devenant un quartier mal famé où se réunissaient les marginaux. Maintenant ce serait plutôt un quartier branché (enfin d'après mon guide).


La route nous amène à traverser une voie ferrée, où justement 2 trains s'apprêtent à se croiser.
Et au niveau ciel... ça y est il pleut pour de bon!
Et cela ne va pas s'arrêter...


Parapluie dans une main, je continue mon chemin en tentant de prendre en photo quelques arbres, puis je me réfugie sous l'entrée d'un immeuble dans la cour duquel le guide du routard me dit qu'il y a quelque chose à voir...


Oui bon: à part de grands murs vides je ne vois pas vraiment ce qu'il y a d'exceptionnel.
Je continue donc ma route sous la pluie qui tombe de plus belle...


Je suis presque à la fin de mon tour car voilà la bouche de métro au loin devant l'église orthodoxe Sainte Marie Madeleine , vestige de l'époque où le quartier accueillait une forte population d'immigrés russes, qui venaient tout droit de Moscou en sortant de la gare juste en face.
Elle élève fièrement ses dômes dorés contre la pluie... et si j'allais justement m'y mettre au sec?
Elle est fermée mais l'accès à la crypte sur la droite est ouverte. C'est très petit mais les fresques murales ont été restaurées il y a peu et elles sont très belles.


Les photos sont interdites, un jeune pope est là pour veiller au grain.
Je reste un petit moment histoire de me sécher, mais cela ne va pas durer. Le métro n'est pas loin, je crois que je vais quitter le quartier pour d'autres aventures...
Au grand étonnement de mon hôte Agnieszka, je ne fus pas très emballé par Praga. Peut être à cause du temps maussade et du fait que le quartier était totalement vide en ce premier Novembre.
En regardant plus tard sur internet je m’apercevrais qu'il y avait bien plus de choses intéressantes à voir dans le quartier: musées, un parc, vestiges de la guerre, cimetière, etc...
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