lundi 1 octobre 2018

Athènes - Jour 9 - Partie 1 - Un très vieux cimetière

7h15... on se lève tôt pendant les vacances!
Aujourd'hui on visite le "reste à faire", ce qu'on n'a pas pu visiter les jours précédents faute de temps ou bien parce que c'était fermé pour cause de vacances.
C'est le cas du temple de Zeus, vers lequel nous nous rendons maintenant...


Sur le chemin, deux jeunes touristes nous demandent la direction pour aller à "Helenico". Aucune idée de ce que ça peut bien être. A moins que cela soit la place Syntagma?


Voici encore des ruines inconnues, juste à côté de la route. Ici, pour faire des découvertes archéologiques, il suffit de prendre une pelle et une pioche... et puis creuser!


Le tram et le métro sont en grève, et le site de l'Acropole aussi. On a bien fait de le visiter le premier jour de notre arrivée! Certains touristes n'ont pas cette chance...


Quand au temple de Zeus, le fameux Olympiéion, et bien il est en grève lui aussi. Il va falloir se contenter d'une photographie de ses colonnes prise à travers le grillage! Ce serait le plus grand temple de Grèce par la superficie de son bâtiment, dont seules 15 colonnes subsistent par rapport aux 104 initiales. 17 mètre de hauteur et 1.7m de diamètre chacune.
Ce fut l'empereur romain Hadrien qui en finalisa la construction en y faisant édifier une statue colossale de Zeus à l'intérieur, ainsi qu'une autre statue de lui même - à peine plus petite - à l'extérieur.


Ce fut aussi Hadrien qui fit construire la 'porte d'Hadrien' qui se trouve juste à côté. Les inscriptions montrent que la porte servait de séparation entre la ville antique et la ville romaine. En effet d'un côté il est noté "Voici Athènes, ancienne cité de Thésée" et de l'autre "Voici la ville d'Hadrien, et non de Thésée".


On bifurque par le chemin pavé qui passe derrière l'Acropole (la voie de Dyonisos Aéropage) où les touristes découvrent, dépités, que tous les monuments sont en grève...


A notre gauche la colline Philopappos, puis le Pnyx et là on voit sur la photo l'observatoire National d'Athènes au fond. On commence à bien connaître les lieux...


Nous sommes dans le quartier calme du Thysio, installé juste en face de l'Agora Antique (que nous avons visité l'autre jour).


Les vendeurs ambulants de bijoux et de petits objets d'antiquité sont en train de déballer leurs étals pour une nouvelle journée de marché...


Et puis miracle! Le site de Keramikos est ouvert! Nous prenons donc nos tickets pour visiter ces ruines situées à l'une des portes de la ville antique, quartier des potiers et d'un ancien cimetière...


Au début les potiers s'étaient installés là à cause de la rivière Iridanos dont ils utilisaient l'argile. Puis les trop fréquentes inondations incitèrent les grecs à assécher l'endroit et à le transformer en cimetière.



Le quartier fut abandonné peu à peu et enseveli sous le limon de la rivière avant d'être redécouvert en 1861 lors de la construction de la rue Pireos.


Voici l'une des fondations de l'un des piliers du Dipylon, la double porte qui marquait donc l'entrée de la ville antique. C'est par là que passaient donc les voyageurs et où ils devaient montrer patte blanche. La ville était alors ceinturée par une très épaisse muraille dont on peut voir quelques traces.


Une fontaine était installée à côté du Dipylon, afin que les voyageurs puissent se laver après un long voyage à pieds à travers la campagne grecque...


Il y a aussi à droite de l'entrée les restes du temple du Pompéion d'où partait le cortège des Panathénées qui - si vous avez bien suivi- empruntait donc la grande porte du Dipylon pour continuer par la voie sacrée qui traversait l'Agora avant de se diriger vers les portes de l'Acropole.



Parmi les établissements situés à côté de la porte il y avait bien sûr tout ce qu'il faut pour accueillir le voyageur qui arrivait en ville: des auberges, mais aussi... des maisons closes!


Plus tard, ce bordel fut transformé en forge. C'était en effet le quartier des forgerons et des potiers, relégués en périphérie de la ville à cause des risques d'incendies. On a donc retrouvé ici des restes de fours comme celui ci-dessus...


Et au milieu de tout ceci se baladent les tortues, devenues les gardiennes des ruines de Keramikos...


Entre l'Agora et ici, je crois que je n'ai jamais vu autant de tortues en liberté dans une ville. D'autant plus qu'elles sont protégées car le site est entouré de grands murs.


Il n'y a plus aucun bâtiment debout mais on peut encore imaginer ce quartier grouillant d'agitation, de commerçants, de voyageurs, etc...


Du côté Ouest du site, il y a moins de ruines et plus de végétation. C'est de là que partaient les routes reliant les cités grecques. Dans ce carré, entouré d'oliviers se trouvait un petit temple qui marquait le point de croisement entre les routes du Pirée et de Eulée.


Puis à sa gauche se trouve le site de Keramikos, l'un des principaux cimetières de la ville antique où étaient par exemple enterrés tous les soldats victimes des guerres.


On trouve donc disséminées entre les oliviers différentes tombes et stèles - copies des originales qui se trouvent dans les musées.


Certaines tombes sont très travaillées, comme cette statue de taureau qui se trouve sur l'allée des tombeaux, réservée aux Athéniens de haut rang.


Le cimetière, situé en dehors des murs de la ville, fut utilisé de la préhistoire (3000 avant JC) jusqu'à l'époque romaine. Selon les époques les stèles et pierres tombales pouvaient prendre tel ou tel aspect suivant les modes. On pouvait même choisir entre être inhumé ou se faire incinérer.


C'est là aussi qu'on enterra un grand nombre de victimes d'une épidémie qui ravagea la ville.


Dans un coin du site ils ont regroupé tout un ensemble de petites colonnes, chacune étant une pierre tombale inscrite avec une épitaphe. En effet une loi fut promulguée au 4ème siècle avant JC qui instituait que seul ce type de stèles toutes identiques étaient autorisées. Cela permettait à l'époque d'ouvrir le cimetière aux citoyens plus modestes.


Une partie des stèles originales est présentée dans un petit musée. Voici par exemple le fameux taureau de la tombe de Dionysos de Kollitos que l'on peut apercevoir de plus près...


Celle-ci est très émouvante: elle représente un petit bébé et sa tante, tous deux réunis dans la mort...


Vous reconnaissez cette figure de jeune athlète? C'est un Kouros, comme on en a vu au musée d'Archéologie... Il fut découvert à côté de la grande porte du Dipylon en 2002 seulement.


Le musée est plutôt bien fait, avec plein d'informations intéressantes.


Le lion de la porte sacrée... moi je trouve qu'il a une tête marrante!


Le propriétaire de cette sépulture était certainement un très grand guerrier, car le voilà chevauchant sa monture avec fougue et abattant ses ennemis.



Ils ont également retrouvé sur le site quelques objets usuels: des morceaux de porcelaine utilisés pour l'ostracisme, et bien sûr des vases mortuaires...




Par exemple il y a les fameux vases qui étaient offerts en récompense aux vainqueurs des joutes sportives des Panathénées...


Il y a aussi des jouets et des objets de la vie quotidienne, des instants de vie de la vie d'autrefois...


Un dernier coup d’œil à la statue de taureau qui trône au milieu du musée... pas commode la bête!
Nous voilà repartis...


C'était pas mal comme visite! Et en plus il n'y avait pas beaucoup de visiteurs... mis à part les chats et les tortues!
A force, on commence à en apprendre de plus en plus sur la Grèce antique, sur les Panathénées, les Kouros, tout ça... Il faut dire que c'est intéressant.

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