lundi 22 octobre 2018

Vilnius - Jour 1 - Partie 2 - La tour du savoir

Bon alors maintenant on fait quoi?
On commence par remonter la rue Pilies gatvé, remplie de restaurants et de boutiques de souvenirs.
Tiens, il y a même des velib'.


Je passe à côté de l'appartement. On est vraiment en plein centre ville! J'avais prévu de visiter la maison des signataires mais ça a l'air fermé et après tout ça n'a pas l'air si intéressant que ça...


On va plutôt entrer dans la cour de l'université. Elle fut fondée en 1578 et c'est donc l'une des plus anciennes d'Europe. Elle fut d'abord dirigée par des jésuites, avant de passer sous le contrôle de l'état polonais qui englobait à l'époque la Lituanie.



Je suis surpris de croiser plein de jeunes gens, tous habillés sur leur 31, et un bouquet à la main. Il y a même une grand messe dans la grande église à gauche, où ils semblent tous se presser. Je l'apprendrais plus tard, mais c'est la cérémonie de remise des diplômes qui aura lieu pendant plusieurs jours, et je croiserais tout au long de mon séjour plein d'étudiants avec leur famille et toujours un bouquet de fleur, se dirigeant vers l'université.


Je laisse tout ce petit monde à leurs réjouissances et je prends un ticket pour gravir la grande tour de l'université, l'un des plus hauts édifices de la ville.
La hauteur de la tour, avec les échafaudages de bois, est impressionnante. Ils ont même pu installer un pendule de Foucault...


On est à 45 mètre de haut. Heureusement qu'il y a un ascenseur!
La tour fait également office de clocher pour l'église de l'université.


De la terrasse en haut se dévoile un panorama exceptionnel, encore plus beau que celui de tout à l'heure, à la tour du beffroi de la cathédrale.



On est juste en face des 3 croix de la colline du parc Kalny. Elles s'élèvent à cet endroit depuis 1636, mais bien sûr elles furent mainte fois détruites, notamment par les soviétiques...


Voici la cathédrale où nous étions ce matin, avec à droite le palais et à gauche la tour du beffroi. Y'a pas à dire, on est vraiment plus haut! On est même plus haut que la tour de Ghédymin, sur sa colline.


L'église Sainte Anne, ce sont les flèches de brique rouge à gauche, mais elle est entourée de plusieurs autres églises: en blanc devant c'est l'église Saint Michel, et derrière en rouge et blanc il y a l'église du monastère de Saint François d'Assise.


En me penchant un peu, j'aperçois la cour de l'immeuble où se trouve l'appartement où je loge (juste au centre de la photo). Il est vraiment bien situé cet AirBnb.


Bon, je ne vais pas m'éterniser car il y a vachement de vent, et bien frais s'il vous plait. On va donc redescendre, mais cette fois-ci en utilisant le vieil escalier de bois qui serpente entre les échafaudages. Ça grince et ça couine... pourvu que ça tienne!


Une fois en bas, je continue à me balader dans les différentes cours de l'université (il y en aurait 13, mais je ne les compte pas). J'achète un bracelet de plastique "I love Vilnius" (que je finirais par perdre) dans la librairie de l'université...


Cette cour-ci abrite l'observatoire astronomique (c'est le bâtiment gris au centre), fondé en 1753. Sur la frise en haut sont représentés les signes du zodiaque.


Il y a plein de jeunes gens qui attendent en discutant l'heure de leur remise de prix, et moi aussi je m'assied pour remettre de l'ordre dans mon appareil photo et dans mon planning.


Je n'ai rien de prévu pour l'instant, alors que faire? Chercher un restaurant? Acheter de l'ambre? Aller visiter l'église Sainte Anne?


Je vais tout simplement me balader dans les rues, au hasard...


En face, c'est le dôme de l'église orthodoxe russe, qui ne ressemble pas vraiment à une église orthodoxe russe.
Le centre ville de Vilnius est assez agréable pour se balader, vous ne trouvez pas? On y découvre plein de choses que n'évoque même pas le Lonely Planet. Bon d'un autre côté c'est le guide des 3 pays baltes, car je n'ai rien trouvé comme guide qui soit consacré seulement à Vilnius... ou même la Lituanie...


Étrange ce mur plein de petits éléments collés et numérotés...
Il s'agit de la "rue des auteurs": chaque petite sculpture collée au mur rend hommage à un auteur lituanien, ou ayant parlé de la Lituanie dans ses écrits.


On se croirait en plein moyen age dans cette rue.


L'heure du déjeuner est arrivée.
Je m'installe à la table d'un restaurant Snack sur la grande place juste en face de l'immeuble où je loge. La spécialité, c'est le Chacapùri... qui n'a rien de pourri mais serait une spécialité géorgienne: un genre de brioche fendue et remplie de fromage fondu et de diverses choses. C'est très bon... mais assez bourratif. Et la boisson verte que vous voyez c'est une limonade au Tarragon. Moi j'aime bien essayer des trucs nouveaux...


Qu'est ce qu'il fait chaud! Et pourtant on est en terrasse... Je me lève juste au moment où le serveur vient de mettre l'Euro de foot à la télé.
Je fais quelques achats pour le petit déjeuner de demain et je les ramène à l'appartement. Il y fait tout frais!


Me voici devant la fameuse église Sainte Anne, que nous avons aperçue plusieurs fois de loin ce matin. On dit que Napoléon lors de sa campagne de Russie en serait tombé amoureux et qu'il aurait dit vouloir la ramener en France dans la paume de sa main...


De l'intérieur, l'église parait beaucoup plus petite et dépouillée que sa jolie façade de brique aurait pu faire penser...


Mais levons les yeux au plafond... ces arcs d'ogive sont superbes, et définitivement gothiques!
L'église date du XV ème siècle.


En sortant, nous pouvons rejoindre l'église Saint François d'Assise. Les deux églises sont vraiment l'une contre l'autre...


L'intérieur est beaucoup plus spacieux que celui de Sainte Anne et au premier coup d’œil... définitivement baroque!


Pourtant en levant la tête, on voit bien que ces voûtes sont d'un style gothique. L'église a été construite par les frères Franciscains quelques années seulement après l'église Sainte Anne, et a été remaniée au fil des siècles, ce qui explique le mélange des styles.


Pour moi l'originalité c'est tout ce mobilier de bois sculpté qui brille à la lumière, avec notamment des confessionnaux à l'air libre. D'ailleurs un prêtre y attend ses clients...


Sur certains murs, ils ont redécouvert les restes de fresques du moyen age, assez bien conservées.



Il semble y avoir une fête de mariage dans la cour. Vendredi, c'est le jour des mariages ici?


On continue tranquillement notre balade, en longeant la Vilnia, la petite rivière qui traverse la vieille ville. Vous savez ce que signifie ce panneau? C'est la frontière qui permet de pénétrer dans la république d'Uzupis.
C'est toute une histoire!


Uzupis est un petit quartier de la ville fréquenté jadis par les artistes et les gens bohèmes, et certains d'entre eux ont décidé en 1998 de créer officiellement la république d'Uzupis. Un peu à la manière de Groland, ils ont un président (farfelu) et une constitution (poétique et décallée).
Chaque premier Avril - jour de fête nationale à Uzupis- de véritables faux douaniers sont en factions sur le pont pour contrôler les passeports, et n'hésitent pas à interdire l'accès à la république à ceux qui n'arborent pas un franc sourire.
On y reviendra à Uzupis, ne serait-ce que pour en lire la constitution qui est placardée sur l'un des murs.


A force de flâner, je suis maintenant un peu en retard sur mon planning et je presse donc le pas en dépassant les groupes de touristes.


Je remonte en fait toute la vieille ville par la rue Pilies gatvé (qui monte, donc). Sur le chemin, des magasins de luxe: montres, robes, etc...


Nous voici presque arrivés à destination: la porte de l'Aurore.
Construite au XVIèle siècle, il s'agissait d'une des portes principales de la ville fortifiée, et elle a reçu ce nom même si elle est située plein sud. Mais elle est surtout connue pour abriter la chapelle d'une icone miraculeuse de la vierge.


Depuis la rue, on aperçoit déjà dans la salle au dessus du porche l'icone miraculeuse. Et pour rejoindre la chapelle, il suffit d'emprunter le petit couloir sous les arches à gauche.


Je m'attendais à rencontrer plus de fidèles, étant donné qu'il s'agit d'un lieu de pèlerinage les plus importants de l'Europe de l'Est, vénéré à la fois par les catholiques et les orthodoxes. Il y a juste une jeune fille agenouillée qui récite ses prières... Je vais tenter de ne pas trop l'embêter avec mes photos.


Il y a plein de cœurs cloués sur des cadres sur les murs, certainement des ex-voto de pèlerins dont le vœux s'est réalisé. Très photogénique.
Il y en aurait plus de 8000 tout autour de la pièce...


Voici donc la Madone de la porte de l'Aurore. Peinte spécialement pour cette chapelle au XVIIème siècle, elle a la particularité d'être représentée sans l'enfant Jésus, ce qui est rare dans une icône de la vierge.
Plusieurs miracles ont été attribués au tableau, qui a survécu à 4 ou 5 incendies...


Ça, c'est la vue qu'a la vierge Marie quand elle regarde par la fenêtre... Elle veille sur la ville en quelque sorte.
En repartant, je passe par l'église orthodoxe qui se trouve tout contre. On est en pleine messe, et je décide de m'asseoir un instant. Non je ne suis pas devenu dévot, mais à vrai dire je commence à fatiguer après cette journée bien chargée, et surtout... il fait bien frais dans cette église!

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