jeudi 12 novembre 2020

La Valette - Jour 2 - Partie 3 - Las bateaux ont des yeux

 Après notre visite des sites archéologiques de Sofia, nous reprenons le bus pour nous diriger encore plus au sud, dans un petit port que l'on retrouve souvent sur les photographies de Malte: Marsaxlok (ça se prononce marsa-chloc).


Notre bus traverse enfin la campagne maltaise et ses petits village, et à l'arrivée un décor de carte postale nous attend: une multitude de barques traditionnelles et colorées, endormies au milieu d'un petit port...


Le port de Marsaxlokk ne parait pas bien grand et pourtant c'est le plus grand port de pêche de l'île. A croire que les maltais ne sont pas de grands pêcheurs.
Le dimanche c'est jour de marché sur la petite place et chacun peut venir y acheter son poisson, comme cette statue peut y faire penser...



Avant de commencer à longer les quais, on va aller jeter un œil sur l'église, Notre Dame de Pompei, belle autant qu'elle parait simple de l'extérieur...


... mais qui est en fait très raffinée de l'intérieur, avec son lumineux dôme doré. Tâchons de ne pas déranger les quelques personnes en pleine prière...



Ca alors! J'ignorais qu'il y avait des 'crying room' dans les églises...


Marsaxlokk a également eu son rôle à jouer dans l'Histoire de Malte: c'est ici que débarquèrent les ottomans en 1565 lors de leur tentative d'invasion. C'est ici aussi que débarqua Napoléon en 1798 (et qui lui au moins réussit son coup).
Mais c'est aussi ici que Bush et Gorbatchev vinrent signer la fin officielle de la guerre froide en 1989.



Regardons plus en détail le luzzu, bateau de pêche traditionnel maltais, reconnaissable à sa coque colorée: vert, rouge, jaune et bleu. 


Sur la proue, on aperçoit toujours les deux yeux sensés protéger le bateau des mauvais coups du destin...


Ces deux 'occulus' auraient leur origine dans la civilisation phénicienne, même si les premiers luzzi sont apparus au 19ème siècle à Malte.
Jadis navigués à la rame, ils sont de nos jours à moteur bien sûr et fabriqués en PVC (le dernier luzzu fabriqué en bois date de 1981).


Pour pouvoir photographier la beauté des luzzi, il faut savoir bien choisir son angle de prise de vue afin d'éviter la centrale électrique au fond de la baie. Pas facile...


... voilà, c'est mieux!
Je sais pas pour vous, mais moi je mangerais bien une glace... 
Sauf qu'il n'y a pas un seul glacier sur le port. Des restaurants de fruits de mer, ça oui, mais de bonne glaces italiennes... zéro.
On finit par se délasser un peu au Costa café du coin en renouant avec la grande tradition du café frappé...


Qu'est ce qu'on va faire ensuite? Tout d'abord acheter un porte clé pour Pierre-André... et finalement rentrer à La Valette, ou plutôt à Birgu-Vittoriosa, le port qui se trouve en face de la Valette.
D'après mon guide il parait que c'est un quartier sympa où l'on peut découvrir quelques 'auberges' des 'langues' des chevaliers de Malte.



Nouveau trajet en bus donc, et transfert à Sofia pour changer de destination. C'est le début de la soirée dans le port un peu chic de Birgu. 


On commence à prendre quelques photos puis on décide de suivre la balade décrite dans mon guide...
C'est d'ici que Jean Parisot de La Valette et les chevaliers organisèrent leur résistance à l'envahisseur ottoman durant le grand siège, ce qui valut à la localité d'être renommée Vittoriosa -  même si on l'appelle encore de nos jours de son nom initial, Birgu. 


On marche, ça monte, ça descend... et bien sûr on se perd. En fait on a commencé la balade au mauvais endroit, et on n'est pas du tout à l'endroit indiqué sur le plan de mon guide (sortez vos GPS!).
Tant pis on continue... on va bien finir par s'y retrouver! 


La nuit est maintenant presque tombée quand nous arrivons devant la porte du fort Saint Jean (début du parcours de mon guide). 
On va donc abandonner nos idées de visite guidées: le palais de l'inquisiteur, l'auberge d'Angleterre, l'Auberge de France, la Piazza Vittoriosa, le freedom museum en enfin le fort Sant Ange...
Nous allons nous contenter de chercher un restaurant: il est tard et on a faim!


On rejoint néanmoins la place Vittoriosa où s'y trouvent quelques endroits sympas pour diner, dont un qui semble faire de bonnes pâtes italiennes, et où les tables sont installées dans une petite ruelle en pente.
Par contre on sera plutôt déçus par le service: plus d'une heure d'attente pour notre commande! 



Pendant ce temps là, une autre mauvaise nouvelle est arrivée: en vérifiant sur AirBnb on apprend que notre logement de demain soir - on compte se rendre sur l'île de Gozo - est annulé! D'après un message de la propriétaire la maison a été vendue depuis un mois et AirBnb n'a pas supprimé son annonce.
Paniqués, on envoie un message à l'assistance du site pour voir si ils ne peuvent pas nous réserver un truc en urgence. On envisage même d'annuler notre voyage à Gozo... mais on finit par se dire qu'on verra bien demain comment ça se passe... on improvisera pour une fois! 



Voilà nos pâtes qui arrivent... et qui seront vite avalées. 
D'autant plus qu'il est déjà 22h: si on ne veut pas rater notre bus pour La Valette, il faut partir maintenant!


On paye en vitesse, puis on se rend à l'arrêt de bus qui est juste là sur la place Vittoriosa. Il devrait arriver d'ici 2-3 minutes.
10 minutes plus tard: toujours rien.
Il nous reste une autre option, le bus n° 3 qui passe un peu plus bas... mais il va falloir courir. Zut! On le voit qui s'éloigne.
Bon alors ultime et dernière chance (après plus de bus avant demain matin): le bus n° 4 à prendre en haut de la colline. On se fait confirmer par une jeune fille qui attend à côté de nous: oui le bus va bientôt passer.
D'ailleurs le voilà arrivé... 22h50. Sauvés!
Je crois que ce soir n'était pas notre soirée...


Home sweet home! Les vieilles rues de la capitale maltaise... 
Après tous ces évènements, on peut tranquillement aller se réfugier dans notre lit: demain est un autre jour...

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